Le cyberblog du coyote

 

Extra

Editorial

Ce blog a pour objectif principal d'augmenter la culture informatique de mes élèves. Il a aussi pour ambition de refléter l'actualité technologique dans ce domaine.

vendredi 20 novembre 2009

Leçon 2.11

Présentation d'une manière probabiliste trouver une solution au "compte est bon", présentation du problème du voyageur de commerce et de 4 méta-heuristiques pour le "résoudre" (colonie de fourmis, recuit simulé, recherche avec tabous et algorithme génétique).

jeudi 19 novembre 2009

Le Kamasutra du geek

mercredi 18 novembre 2009

À propos de l'enseignement de l'informatique

Le secteur de l'informatique est devenu l'un des premiers secteurs de l'industrie mondiale. À lui seul, il concentre environ 30 % de l'effort de recherche et de développement. Mais en Europe, ce chiffre tombe curieusement à 18 % ! Pourquoi ? Selon Gilles Dowek, cette « faiblesse » s'explique par une insuffisance de formation des jeunes européens dans ce domaine.

Interview à écouter sur )i(nterstices

lundi 16 novembre 2009

2 assassins allemands attaquent Wikipedia en justice

Ces deux assassins condamnés et qui sont à présent en liberté avaient trouvé une célébrité lugubre en tuant un acteur allemand en 1990. Ils attaquent à présent Wikipédia pour que ce dernier les oublie.
Le débat va plus loin car il confronte la loi allemande au premier amendement des États-Unis sur la liberté d'expression. En effet, la loi allemande rentre en contradiction avec l'américaine car cette première autorise à supprimer le nom d'un criminel au sein des informations dès lors qu'il a payé sa dette à la société.
L'avocat allemand en charge du dossier est déjà arrivé à supprimer la citation des noms dans les grands média allemands présents en ligne. Si Wikipédia Allemagne a décidé de retirer les noms, il n'en va pas de même de la version en langue anglaise pour l'instant.

dimanche 15 novembre 2009

Leçon 2.10

Dernier test de programmation (durée : 2 périodes), facile à mon goût, mais pas à celui des élèves! Si les geeks ont survolé le sujet, les novices ont pédalé dans la semoule. Résultat : une moyenne insuffisante, avec plusieurs 1 mais aussi plusieurs 5.5 et 6. C'est décevant après plus d'un an de programmation, mais j'avais déjà constaté ce phénomène en maths appliquées, où je faisais de la programmation sur Mathematica : soit on comprend vite le "truc", soit on n'y arrive pas du tout, même si on y passe des mois. Comme quoi la programmation est vraiment une tournure d'esprit particulière.
La troisième période a été une introduction aux algorithmes probabilistes et méta-heuristiques, mon dada. On va étudier cela quelques leçons, mais assez rapidement, car les heures passent et il y a encore beaucoup à faire...

samedi 14 novembre 2009

Données personnelles et internet

Le Monde a proposé à ses lecteurs de faire part de leurs témoignages suite à une proposition de loi pour créer un “droit à l’oubli numérique”.

Licencié pour un CV sur Internet par Bernard
Ayant quitté la France pour Genève en 2008, mon patron , que je connaissais depuis 16 ans, m’a viré pour un CV publié sur le site Viadeo ; il y avait ma photo et mon CV, et cela a suffi pour que je sois accusé de “concurrence déloyale” et qu’il utilise l’argument de “perte irrévocable du lien de confiance” pour me licencier.

En Allemagne, pour un CV sur Linkdin, un cadre a été licencié pour les mêmes raisons. Son employeur avait estimé que si le cadre conservait son CV public, c’est qu’il pouvait éventuellement quitter l’entreprise et à ce titre, ne méritait plus la confiance de la société. Pitoyable !

Difficile de faire effacer un contenu personnel sur Internet ! par Mister Gizmo
J’ai un exemple tout simple. Beaucoup d’internautes, lors de leur première recherche sur la Toile, lancent une requête avec leur nom et prénom sur Google ou un autre navigateur. Et là, les surprises commencent. Pour ma part, plusieurs résultats au travers de différents site comme 123people.fr, copainsdavant.linternaute.com, annuaires autres que pagesblanches.fr…
Ce sont des moteurs de recherche qui croisent les données entre elles. Et une vielle photo de vous sera associée à votre dernière adresse, votre pseudonyme, votre numéro de téléphone, vos articles et commentaires publiés sur différents site, votre géo-localisation, les vidéos publiées sous votre pseudonyme, vos sites internet ou blogs. Le tout sur une seule page avec un peu de publicité. C’est une forme de fichage accessible à tous , un véritable fichier “Edvige”.
Et lorsque l’on demande au webmaster de 123people.fr d’effacer les données vous concernant, il rétorque que les données sont libres d’accès sur la Toile, comme votre adresse sur les pages jaunes, et que rien légalement ne les empêche de les utiliser à leur avantage.

Chercher un nouveau travail par Agnès
Comment chercher du boulot quand, il y a quelques années, tu as signé de ton nom des pétitions en ligne ? Quand ton nom apparaît sur des tracts syndicaux ? Quand tu as écrit au courrier des lecteurs d’une revue, témoignant d’une activité militante ? Être actif dans le milieu associatif et syndical, ce n’est pas bien vu par les futurs employeurs qui veulent des salariés qui se consacrent corps et âme au travail…
Alors bien sûr personne n’a eu l’intention de nuire, mais le résultat est là : les futurs employeurs tapent ton nom dans Google, et l’affaire est close. Et si tu veux faire modifier ton nom partout, 5 ans après, il faut se lever tôt. Comment espérer que les personnes qui maintiennent les sites trouvent le temps de s’occuper de ton petit cas personnel, alors qu’il y a tant de problème graves à régler, de drames à éviter (chez les sans-logis, les sans-papiers, les exclus de toutes sortes…) ? À l’heure actuelle pas de solution, reste où tu es et fais-toi de plus en plus discret, s’il est encore temps…

Quand je tape mon nom sur Google par Elisabeth
Celui-ci apparaît, avec mon adresse et mon numéro de téléphone, grâce à ma stupidité de m’être affiliée à l’annuaire des auto-entrepreneurs. Une personne qui ne me veut pas du tout de bien (et qui a un GPS) et dont l’agressivité m’a amenée à déménager dans une région où je ne connais personne, n’a eu qu’un clic à faire pour me retrouver.

Impossible de supprimer un site internet d’association par Bernard
J’ai crée à la fin de années 90 un site d’association de parents d’élèves d’un lycée de l’Est lyonnais comportant les noms et numéros de téléphone des délégués parents d’élèves des 30 classes. Ce site a été mis à jour pendant les années pour lesquelles j’ai eu des responsabilités dans l’association. N’ayant plus d’enfants dans cet établissement, j’ai passé la main à d’autres parents…
Contacté récemment par le nouveau bureau de l’association qui souhaitait créer un nouveau site, j’ai constaté que mon ancien site était toujours en place (avec les coordonnées des anciens délégués), que les recherches sur Google ou Yahoo de mon nom donnaient toujours le lien.
C’est alors qu’à commencé la galère pour effacer les données du site : le site avait été créé sur Libertysurf.fr, qui a été racheté par Tiscali, lui-même par Alice. J’ai dû multiplier les démarches et relances avec des correspondants mails non identifiables et non recontactables me donnant des réponses inopérantes. J’ai fini par avoir un code d’accès et un mot de passe qui m’ont enfin permis de supprimer le site.
Dommage que les opérateurs (dans ce cas Alice, mais je suis aussi utilisateur de Orange qui a les mêmes défauts), n’aient pas l’obligation de mettre en place des services relation clientèles dignes de ce nom, avec adresse, ligne téléphonique, numéros de dossiers pour être capable de prendre en charge et suivre les problèmes de leurs clients.

J’avoue sans fard une paranoïa aigue sur le sujet par OLQ
Je suis en effet à classer dans la catégorie “maniaque de la vie privée” : j’ai un profil Facebook parce que beaucoup d’amis y sont, mais sans photo, et en accès aussi restreint que possible, et je ne l’actualise pour ainsi dire pas. Je n’ai rempli que les champs indispensables, laissant de côté opinion politique, vie sociale et état de santé. De même, sur les différents sites où j’ai pu passer, je n’ai délivré que des informations que j’ai estimées sans danger.
J’ai plusieurs adresses mails selon les interlocuteurs, et je ne les mélange pas. D’ailleurs, celles qui concernent les marchands du web (Amazon, la Fnac ou un journal de référence sur le net), susceptibles de les revendre, ne renvoient pas à mon nom mais sont au contraire sur le thème “toto@yahoo.fr”. Enfin, je passe mon nom sous google ou sous 123people régulièrement, pour vérifier qu’aucune information désagréable n’apparaît. Un ami a tenté une fois de mettre une photo de moi sans mon accord, j’ai réagi et la photo en question a été retirée en moins de douze heures.
Le résultat ? Il n’y a sur le Net que des informations dont j’ai contrôlé le dépôt, en particulier mes activités universitaires et associatives : si j’étais cynique, je constaterais que se construire, consciemment, une image sur le Net est de l’ordre du possible, en ne laissant passer que les informations positives…

La pieuvre Google par Anne - Onyme
A une époque il était de coutume d’écrire sous son vrai nom sur les groupes de discussion (Usenet), l’ancêtre des forums web d’aujourd’hui. Un gentil participant à une discussion un peu trop animée a cru bon de rédiger une fausse dépèche Reuters citant mes nom, prenom et ville, et indiquant que j’avais été arrêté pour divers faits peu recommandables. Je n’ai jamais réussi à faire retirer ces articles de Google. Malgré une plainte auprès de la police, restée clairement sans suite. Le nuisible s’étant caché derrière un proxy anonyme, il n’a jamais été possible de l’identifier.
Quelques années plus tard, Google a ajouté une phrase d’alerte préalable à ce texte pour indiquer qu’il avait été posté depuis un anonymisateur. Mais rien de plus. Cela me porte préjudice. A une époque je ne comprenais pas pourquoi certaines jeunes femmes que je rencontrais disparaissaient peu après avoir appris mon nom, jusqu’à ce que l’une d’elles me donne l’explication. Idem pour les employeurs. Je ne poste bien évidemment pas sous mon vrai nom, je n’ai pas envie que Google une fois de plus rafraîchisse cette histoire en indexant votre article.

mercredi 11 novembre 2009

Hack de Twitter

Hacker Croll, c’est son pseudo, explique qu’il avait pu accéder à différentes boites mails des employés de Twitter dont celle de Evan Williams et de son épouse. Celà lui a permis d’avoir accès à tout un tas d’infos assez hallucinantes.
Il a eu accès aux comptes Paypal, Amazon, Apple, AT&T, MobileMe et Gmail d’Evan Williams, de Sara Morishige Williams, de Margaret Utgoff, et de Kevin Thau (des employés de Twitter).

Lire l'article sur Korben.info

lundi 9 novembre 2009

Leçon 2.9

Pas de cours pour cette leçon, puisque j'étais absent. Les élèves ont dû lire à la maison les 4 bandes dessinées de Jean-Pierre Petit, disponibles dans la bibliothèque du site.

vendredi 6 novembre 2009

La Suisse n'est pas à l'abri d'attaques informatiques

La Suisse n'est pas à l'abri d'attaques informatiques, c'est l'avis de Peter Regli, ancien chef des services de renseignements.

lundi 2 novembre 2009

Le langage ctrl

dimanche 1 novembre 2009

Canonical lance Ubuntu 9.10, alias Karmic Koala

La nouvelle version du système d'exploitation libre et gratuit Ubuntu est désormais disponible au téléchargement. Baptisé Ubuntu 9.10 et surnommé Karmic Koala, ce système d'exploitation basé sur Linux se veut plus accessible au grand public.

L'interface est plus conviviale, et se rapproche encore un peu plus de Windows ou de Mac OS, qui représentent respectivement 93% et 5% du marché des systèmes d'exploitation.
Créé il y a cinq ans par l'entrepreneur sud-africain Mark Shuttleworth (l'un des premiers touristes de l'espace), Ubuntu est une des nombreuses distributions de Linux, mais il demeure à ce jour la plus utilisée, avec environ 1% des ordinateurs dans le monde qui en sont équipés.
Contrairement aux systèmes de Microsoft et Apple, Ubuntu est entièrement gratuit. De plus, l'utilisateur peut accéder au code source, c'est-à-dire l'ADN du système d'exploitation, et, s'il le souhaite, le modifier, le dupliquer et le redistribuer librement.

Une main tendue aux néophytes

Cette nouvelle version d'Ubuntu se veut plus simple à installer et à utiliser pour les débutants qui souhaitent remplacer Windows sur leur ancien PC. Pour rassurer les néophytes, une option permet notamment d'installer à la fois Karmic Koala et Windows XP ou Vista. A chaque démarrage, l'utilisateur se voit ainsi demander s'il souhaite évoluer sous Windows ou sous Ubuntu.
Parmi les nouveautés apportées, Ubuntu 9.10 introduit par exemple Ubuntu One, un service de stockage en ligne gratuit, qui permet de sauvegarder 2 Go de données (accessibles depuis n'importe quel ordinateur connecté à Internet), un support des netbooks, ainsi qu'une nouvelle logithèque contenant quelque 2.000 logiciels gratuits, dont plus de 400 jeux. En quelques clics, l'utilisateur peut installer un lecteur vidéo, un logiciel de traitement de texte ou un éditeur photo.
Ubuntu 9.10 est d'ores et déjà disponible en téléchargement gratuit. Le logiciel doit être gravé sur un CD ou un DVD qu'il faut ensuite insérer dans son ordinateur. Pour les plus aguerris, une installation par clé USB est possible.
Un sité dédié permet le téléchargement de Ubuntu et des informations utiles sont à trouver sur le site de la communauté francophone de Ubuntu.

Source : Futura-Sciences

samedi 31 octobre 2009

Leçon 2.8

Les élèves ont étudié et programmé deux méthodes pour construire l'enveloppe convexe d'un semis de points : le marche de Jarvis et le parcours de Graham. Ce sera un des sujets de l'examen oral de maturité.

vendredi 30 octobre 2009

Antivirus : six sur sept désactivés par des experts au congrès iAwacs !

Conviés par l'école ESIEA de Laval, des spécialistes se sont attaqués à sept antivirus honorablement connus pour tenter de les désactiver. Le résultat a de quoi étonner : en moins d'une heure, six logiciels ont été désarmés, ce qui aurait laissé le champ libre au moins discret des virus. Pour Futura-Sciences, Eric Filiol, directeur de la recherche de l’ESIEA, revient sur cet exploit peu commun et instructif.

Avec l'émergence d'Internet, les virus informatiques ont connu une croissance exponentielle. Petit à petit, les médias se sont emparés du problème, avec la mise en avant de virus célèbres tels que MyDoom.A, I Love You, Tchernobyl ou encore Blaster. Bien qu'immatériel, ce microcosme informatique n'est pas sans conséquences sur le monde réel. Les spams et phishings (hameçonnage) ont un coût, en infrastructures réseaux et de dédommagement des victimes potentielles.
L'exemple le plus impressionnant est sans conteste le troyen (cheval de Troie) Srizbi qui contrôle un réseau de 450.000 ordinateurs zombies (un botnet), capables d'envoyer 60 milliards de spams par jour, sur un total de 100 milliards recensés à l'échelle mondiale. Dans son rapport d'étude sur les spams de 2007, Nucleus Research estimait le coût des fameux pourriels à 712 dollars par an et par employé. Au-delà des enjeux économiques, l'écologie s'en mêle aussi... Ainsi en 2008 MacAfee publiait un Rapport sur l'empreinte carbone du spam dans les messageries. L'étude de l'éditeur d'antivirus annonçait 17 millions de tonnes de CO2 rejetées pour 62 milliards de spams.

La menace fantôme

Face à cette menace aux visages et aux conséquences multiples, de nombreux logiciels antivirus sont à disposition sur le marché. Mais font-ils vraiment le poids face au génie déployé par les créateurs de virus ? La question de la fiabilité d'un antivirus reste encore assez floue pour le grand public. Pour faire le point sur la question, l'lESIEA (Ecole Supérieure d'Informatique Electronique Automatique) vient d'organiser un congrès sur la sécurité informatique , iAwacs (International Alternative Workshop in Aggressive Computing and Security).
C'est en France, à Laval, que s'est tenue la première édition de l'iAwacs. D'éminents spécialistes en sécurité informatique ont été conviés dans les locaux de l'ESIEA, pour mettre à l'épreuve les antivirus les plus vendus dans le monde. Le but ? Désactiver ces logiciels, comme aimerait le faire un pirate... Ce concours, organisé en marge de débats et conférences sur des thèmes tels que la cyber-guerre, a fourni des résultats aussi étonnants qu'inquiétants. Le principe se résume par une citation affichée sur le site du congrès « Améliorer la sécurité en adoptant l'esprit de l'attaquant ».
Le protocole du test consistait à désactiver, par accès physique, un antivirus installé sur un PC doté du système d'exploitation Microsoft Windows XP. Ce choix s'explique naturellement. Comme Eric Filiol, co-organisateur du congrès, nous le rappelle, « Windows XP est la plateforme la plus répandue dans le monde professionnel », il était donc naturel de se pencher en premier lieu sur ce système d'exploitation. Du côté des privilèges, les étapes ont été mises en œuvre en mode administrateur, un palier de droits souvent utilisé par le grand public, pas toujour au fait des dangers d'une telle configuration. La performance était établie lorsque l'ordinateur dont l'antivirus avait été désactivé se laissait infecter par un virus ordinairement détecté. La configuration choisie pour le laboratoire illustre un état de vulnérabilité critique plus courant qu'on ne le pense. L'enseignant chercheur explique le choix de cette configuration unique par le fait qu'il s'agit ici d'une « première étape ».

En France, l'expérience... est risquée pour les experts !

Placés sur les configurations types et chronométrés, les pirates improvisés ont dû neutraliser les antivirus en moins d'une heure. Sur les 7 antivirus testés, 6 ont cédé dans des délais compris entre 2 et 40 minutes. Le dernier, Dr Web, a survécu à l'heure impartie. Mais le logiciel, aussi résistant soit-il, présentait des signes des faiblesse qui auraient permis, selon les participants, de le neutraliser avec davantage de temps. Le résultat est sans appel, les deux géants du secteurs, MacAfee et Norton, n'auront tenu que quelques minutes. Plus rassurant, le célèbre Kaspersky peut s'énorgueillir d'une résistance de 40 minutes.
Effectuer ce type d'étude en France n'est pas sans risque, si l'on en croit les organisateurs. De l'aveu d'Eric Filiol, directeur de la recherche de l’ESIEA et du laboratoire de cryptologie et virologie opérationnelles, et de Robert Erra, directeur du laboratoire Sécurité de l’Information et des Systèmes à l’ESIEA, « la loi de 2004 sur la confiance dans l'économie numérique est trop floue sur ce point… Une personne peut être poursuivie si elle parvient à désactiver un antivirus. Si, faute d’un cadre juridique clair, la recherche dans ce domaine est bloquée en France, nous prendrons beaucoup de retard, notamment par rapport à nos partenaires européens. Avec seulement deux participants nous obtenons des résultats qui font frémir… Imaginez si la quarantaine d’experts que nous avons réunis avaient tous participé au concours ! ». En effet, sur la quarantaine d'experts sollicités, seuls deux ont accepté de participer. A quel saint se vouer ?
Du côté des éditeurs des logiciels incriminés, seul AVG a délégué un collaborateur, qui était présent lorsque le logiciel de sa firme a craqué. L'entreprise a vu dans cet événement un excellent moyen d'améliorer son produit. A l'inverse, les retours de MacAfee, Dr.Web et Gdata minimisent les résultats du concours. Le trio s'appuie sur le fait que les méthodes employées par les experts pour mettre à mal leurs progénitures ne sont pas publiables grâce à la loi de 2004. A l'inverse d'AVG, c'est ici la politique de l'autruche qui prime... Eric Filiol regrette ce manque de transparence et c'est pour rétablir une honnêteté intellectuelle qu'il justifie l'organisation du concours.
Car le but n'est pas ici de jeter la pierre, mais simplement d'illustrer la vulnérabilité des antivirus, qui comme tout outil doivent être utilisés avec bon sens. Pour Eric Filiol : « La preuve par l'expérimentation est une nécessité pour l'évolution de la recherche dans le domaine de la sécurité ». La chose n'est pas tombée dans l'oreille d'un sourd. Ainsi le géant Microsoft a-t-il réclamé le passage de son Microsoft Security Essentials sur le gril. Devant ce constat alarmant sur ce type de logiciels, une question peut se poser. Peut-on se passer des antivirus si eux-mêmes sont faillibles ? La réponse donnée par le chercheur est non. Selon lui, il faut continuer d'utiliser les antivirus mais rester prudent sur l'utilisation de l'outil informatique. Il faut selon ses termes « avoir une bonne hygiène informatique ».
Faut-il abandonner Windows et préférer GNU/Linux ou le Macintosh, supposés être plus à l'abri des attaques ? Eric Filiol parle d'un « mythe du libre dangereux », partant du principe que « la nature a besoin de variété ». En fait, c'est l'hégémonie de Windows qui lui vaut les foudres des codes malveillants. Selon Eric Filiol le même cas de figure se présenterait si Linux ou Mac dominaient le marché. Ainsi, il rappelle que des vulnérabilités existent chez Apple comme chez Linux, son équipe ayant déjà développé des codes malveillants destinés à ces systèmes.
Opération réussie pour le laboratoire de cryptologie et virologie opérationnelles de l’ESIEA, dont l'initiative d'un tel défi aura le mérite de faire réagir la sphère des solutions de sécurisation informatique. D'ailleurs son directeur ne souhaite pas s'arrêter en si bon chemin. Un élargissement des tests aux systèmes d'exploitations Vista et Seven est envisagé, ainsi que l'adoption d'un panel plus vaste d'antivirus mis à l'épreuve. Rendez-vous est pris pour les 12, 13 et 14 mai 2010, dates du prochain iAwacs.

Source : Futura-Sciences

mercredi 28 octobre 2009

L'histoire d'Internet en animation

History of the Internet from PICOL on Vimeo.

mardi 27 octobre 2009

Le DFAE victime de pirates informatiques

Le Département fédéral des affaires étrangères a fait l'objet d'une attaque de professionnels
© afp | ats | 26.10.2009 | 18:57

La panne informatique au Département fédéral des affaires étrangères (DFAE) est le fruit de professionnels qui ont attaqué le réseau. Impossible pour l'heure de savoir quels sont les dommages qu'ont pu commettre leurs virus. Le département cherche maintenant à savoir si les services ont été endommagés, explique-t-il lundi dans un communiqué. Des informaticiens ont fait les démarches nécessaires pour empêcher que des données puissent être transmises à l'extérieur. Ils ont également rendu impossibles des manipulations de l'infrastructure informatique par des tiers.
«Concrètement, les collaborateurs du DFAE ne peuvent provisoirement plus utiliser internet mais peuvent utiliser le réseau interne», a précisé à l'ATS Georg Farago, porte-parole du DFAE. Un retour à la normale est prévu dans les prochains jours.
Le 22 octobre, des informaticiens du DFAE et de Microsoft ont découvert que le département de Micheline Calmy-Rey était l'objet d'une attaque de virus. Des inconnus ont utilisé un logiciel spécial pour s'introduire dans l'infrastructure informatique du DFAE et obtenir des informations ciblées. Le porte-parole du département n'a fourni aucun détail sur le type d'informations recherchées par les «hackers». Reste à savoir si des données ont été piratées et si oui lesquelles, selon le communiqué du DFAE.

Trois départements en panne

Vendredi, trois départements fédéraux annonçaient être touchés par une panne informatique: les Départements fédéraux des finances (DFF), de l'intérieur (DFI) et le DFAE.
Lundi soir, la porte-parole adjointe de l'Office fédéral de l'informatique Karolina Kohout a indiqué qu'il n'y avait pas de lien entre ces pannes. Les problèmes du DFF et du DFI n'avaient rien à voir avec ceux du DFAE, a-t-elle précisé. «C'est un pur hasard qu'ils se soient produits au même moment». Lundi, les services informatiques du DFI et du DFF fonctionnaient à nouveau, précise-t- elle.

Précédent en 2007

En 2007, des ordinateurs du Département fédéral des affaires étrangères et du SECO avaient été visés. L'attaque informatique avait été lancée fin novembre-début décembre. Le ou les pirates avaient mis en scène un concours de photographie fictif grâce à des e-mails et des sites internet truqués. Plus de 500 courriels avaient été envoyés en deux vagues. Les messages étaient personnalisés, appelant le destinataire par son nom. L'expéditeur était un office fédéral et le prétexte de l'envoi un concours de photographie.
Pour y participer, il fallait cliquer sur un lien. Les personnes qui le faisaient voyaient apparaître une copie fidèle du site de l'office en question. En cliquant ensuite sur des photos à choix, elles téléchargeaient un maliciel, un programme informatique pirate, sur leur ordinateur.
Un fournisseur d'accès à internet en Afrique a, semble-t-il, été utilisé pour l'attaque. Ce qui ne signifie pas qu'un Etat ou des criminels africains l'ont commise.

dimanche 25 octobre 2009

Les ordinateurs à ADN deviennent logiques à l'Institut Weizmann des Sciences

Les ordinateurs biomoléculaires, faits d'ADN et d'autres molécules biologiques, existent aujourd'hui seulement dans quelques laboratoires spécialisés. Néanmoins, Tom Ran et Shai Kaplan, deux étudiants qui développent leur recherche dans le laboratoire du Professeur Ehud Shapiro de l'Institut de Chimie Biologique, d'Informatique et de Mathématiques Appliquées ont trouvé une façon de rendre ces dispositifs microscopiques de calcul "conviviaux" en exécutant des calculs complexes et en répondant à des questions compliquées, comme rapporté dans l'article publié en ligne dans Nature Nanotechnology.

Shapiro et son équipe avaient déjà découvert en 2001 les 1ers ordinateurs à ADN programmables et autonomes, si petits qu'un milliard de ces systèmes est contenu dans une goutte d'eau. Trois ans plus tard, une nouvelle version de ces systèmes pouvait détecter des cellules cancéreuses dans une éprouvette et les détruire. En plus de pouvoir imaginer qu'un jour de tels dispositifs pourront être utilisés chez l'être humain, tels des nano-docteurs pouvant localiser et soigner les maladies, ces ordinateurs d'ADN pourront effectuer des millions de calculs en parallèle.

L'ordinateur biomoléculaire développé aujourd'hui suit la logique suivante : il est programmé avec une règle telle que "Tous les hommes sont mortels" et un fait tel que "Socrate est un homme". Lorsque l'on demande alors à l'ordinateur si Socrate est mortel, il répond correctement dans tous les cas. Parallèlement, l'équipe a développé un programme permettant la communication entre le langage de programmation classique d'un ordinateur et le code de fonctionnement de l'ordinateur à ADN. Pour parvenir à la réponse, différents brins d'ADN correspondants aux règles, faits et questions sont assemblés selon un processus hiérarchique par un système robotisé. Afin de visualiser la solution, des molécules naturellement fluorescentes ont été greffées sur certains brins d'ADN, avec une seconde protéine masquant l'émission de lumière. Une enzyme spécialisée est alors attirée sur le site de la réponse correcte, et "découvre" la molécule fluorescente, permettant ainsi la visualisation de la réponse.

Les ordinateurs biomoléculaires contenus dans ces gouttes d'eau ont pu ainsi répondre à des questions bien plus complexes en combinant différents fluorophores.

Source : bulletins-electroniques.com

vendredi 23 octobre 2009

Leçon 2.7

Première partie : les élèves étudient cinq algorithmes de tri. Ce sera un des sujets de l'examen oral de maturité.
Seconde partie : ils complètent un programme pour décider si un point est à l'intérieur ou à l'extérieur d'un polygone quelconque.

jeudi 22 octobre 2009

SOI 2010 kick off - code your way to Canada!

Pour les suisses, ce concours est soit en allemand, soit en... anglais.

The tasks of the first round of the Swiss Olympiad in Informatics 2010 are online. Young computer enthusiasts can show their programming skills until November 30th and exchange their ideas with others. If you are amongst the best participants, you can win prizes, a spot in our training camp in Davos or even a ticket to the International Olympiad in Informatics 2010 held in Waterloo, Canada. To participate, sign up for an account on this webpage and submit your solutions until the end of November. Make sure to check out the rules and general information about SOI. Have fun solving the tasks!

All participants have to fulfill the following rules:

  • You can participate if you have been born on 1. July 1990 or later and you are enrolled at a swiss school (high-school, vocational school, etc) located in Switzerland during the period September to December 2009.
  • To participate, you need to register at the web page of SOI and set your status to Participant
  • You must participate under your own name.
  • We strongly encourage you to study from books and internet and exchange ideas with friends but do not copy any solutions (neither sourcecode nor the description) from these sources.
  • Solve the tasks on your own.

samedi 17 octobre 2009

Google Books a déjà gagné

Œuvres orphelines, zone grise, numérisation... un nuage de mots qui flottent délicatement dans les cieux sans intéresser personne hormis les spécialistes. Pourtant, ce dont il s'agit c'est l'accès à tous les livres du monde et les livres c'est la connaissance (et la connaissance c'est le pouvoir). En 2004, Google s'est lancé dans une opération qu'on peut qualifier d'ambitieuse: scanner tous les livres du monde pour les rendre accessibles sur internet.

Lire la suite sur Slate.fr

jeudi 15 octobre 2009

WikiReader, un futur cas d'école ?

L’élève : Monsieur, je peux utiliser mon WikiReader en cours ?

Le professeur : Ton quoi ? Qu’est-ce que c’est que ce nouveau gadget encore !

L’élève : C’est génial, c’est tout Wikipédia dans un petit lecteur à écran tactile ! Même pas besoin d’être connecté à Internet, l’intégralité est enregistré dans un carte mémoire à mettre à jour quand on le souhaite. Pas besoin de fil non plus avec ses piles qui tiennent un an.

Lire la suite sur Framablog