Ce blog a pour objectif principal d'augmenter la culture informatique
de mes élèves. Il a aussi pour ambition de refléter l'actualité technologique dans ce domaine.
Richard Wesley Hamming, né le 11 février 1915 à Chicago (Illinois) et décédé le 7 janvier 1998 à Monterey (Californie) est un mathématicien américain. Il a défini la distance de Hamming qui permet de quantifier la différence entre deux séquences de symboles. On lui doit aussi le code de Hamming, code correcteur linéaire qui permet la détection et la correction automatique d'une erreur si elle ne porte que sur une lettre du message.
En 1968, Richard Hamming reçoit le Prix Turing décernée par l'ACM pour son travail sur la théorie des codes
En 1988, Richard Hamming reçoit la médaille Richard Hamming décernée par l'IEEE pour sa contribution exceptionnelle à l'informatique
En 1996, Richard Hamming reçoit le Prix Eduard Rhein de la recherche fondamentale pour le code de Hamming et la distance de Hamming
La médaille Richard Hamming est décernée par l'IEEE, pour honorer les contributions exceptionnelles à l'informatique et aux technologies de l'information.
Par coyote,
mercredi 6 janvier 2010 à 13:14
-Internet
Un expert d'une société spécialisée dans la surveillance des entreprises qui envoient des messages en nombre avoue que la tonne de pourriels que vous recevez chaque jour dans votre boîte aux lettres s'explique aisément ; les gens ouvrent ces messages ! Cela vous paraît peut-être étrange, mais il y a effectivement des gens qui vont dépenser de l'argent sur des annonces qui nous semblent toutefois farfelues.
Une étude a ainsi montré qu'une moitié des internautes ont déjà ouvert un message en sachant qu'il s'agissait manifestement de SPAM ; 12 % de ceux-là étaient ainsi intéressés par le produit annoncé dans le titre. On pense que la proportion de SPAM versus emails sérieux est de l'ordre de 85 à 90 % (voire 97 % selon Microsoft). Les spammeurs font parfois des offres alléchantes pour ceux qui veulent vendre quelque chose sur le net : pour une poignée de dollars, on peut envoyer son message à un million d'adresses email...
John Adam Presper "Pres" Eckert Jr., né le 9 avril 1919 à Philadelphie en Pennsylvanie et mort le 3 juin 1995 (à 76 ans) à Bryn Mawr en Pennsylvanie, était un ingénieur et un pionnier américain de l’informatique. Avec John William Mauchly, il a inventé le premier ordinateur électronique numérique multi-usage, l’ENIAC, enseigné le premier cours d’informatique à la Moore School of Electrical Engineering, fondé la première société commerciale d’informatique, la Eckert-Mauchly Computer Corporation, et conçu le premier ordinateur américain, l’UNIVAC qui comportait l’une de ses inventions, la mémoire à ligne de délai à mercure.
L'ENIAC, terminé fin 1945 et révélé au public en février 1946 est un monstre qui contient 17468 tubes à vide, 7200 diodes à cristal, 1500 relais, 70000 résistances, 10000 condensateurs et environ 5 millions de joints soudés à la main. Son poids est de 30 tonnes pour des dimensions de 2,4x0,9x30,5 mètres occupant une surface de 167 m². Sa consommation est de 160 kilowatts.
Quelques historiens de l’informatique, et Eckert lui-même, estimaient que le terme largement adopté d’architecture von Neumann aurait dû s'appeler l’Architecture Eckert, car le concept de programme stocké, central à l’architecture von Neumann avait déjà été développé à Moore School au moment où John von Neumann arriva sur le devant de la scène, dans les années 1944-1945.
John von Neumann (1903-1957), mathématicien et physicien américain d'origine hongroise, a apporté d'importantes contributions tant en mécanique quantique, qu'en analyse fonctionnelle, en théorie des ensembles, en informatique, en sciences économiques ainsi que dans beaucoup d'autres domaines des mathématiques et de la physique. Il a de plus participé aux programmes militaires américains.
Von Neumann a donné son nom à l'architecture de von Neumann utilisée dans la quasi totalité des ordinateurs modernes, l'apport d'autres collaborateurs de l'EDVAC en est par conséquent grandement minimisé (on citera J. Presper Eckert et John William Mauchly parmi d'autres). Cela est dû au fait qu'il est, en 1944, le rapporteur des travaux pionniers en la matière (First Draft of a Report on the EDVAC). Le modèle de calculateur à programme auquel son nom reste attaché et qu'il attribuait lui-même à Turing, possède une unique mémoire qui sert à conserver les logiciels et les données. Ce modèle, extrêmement innovant pour l'époque, est à la base de la conception de nombre d'ordinateurs. L’architecture de von Neumann décompose l’ordinateur en 4 parties distinctes :
l’unité arithmétique et logique (UAL) ou unité de traitement, qui effectue les opérations de base ;
l’unité de contrôle, qui est chargée du séquençage des opérations ;
la mémoire, qui contient à la fois les données et le programme qui indique à l’unité de contrôle quels calculs faire sur ces données. La mémoire se divise en mémoire vive (programmes et données en cours de fonctionnement) et mémoire de masse (programmes et données de base de la machine) ;
les dispositifs d’entrée-sortie, qui permettent de communiquer avec le monde extérieur.
Charles Babbage (né le 26 décembre 1791 à Teignmouths, Devonshire, Angleterre, mort le 18 octobre 1871) était un mathématicien britannique et l'un des précurseurs de l'informatique.
Précurseur de l'informatique, il a été le premier à énoncer le principe de l'ordinateur. Il a travaillé une grande partie de sa vie à la construction d'un ordinateur mécanique qu'il appelait machine à différences et qu'il n'a jamais terminé. En 1991, à partir de ses plans on a pu reconstruire une partie de cette machine, qui fonctionna parfaitement. Pour la reconstruire on utilisa les tolérances qui étaient disponibles au XIXe siècle, ce qui nous porte à croire qu'elle aurait pu être construite du vivant de Babbage sous réserve de disposer d'une force motrice suffisante et de métaux assez résistants.
John George Kemeny (János Kemény), né le 31 mai 1926 à Budapest, mort le 26 décembre 1992 à Hanover, New Hampshire, était un mathématicien américain.
Il a développé, en 1963, le langage de programmation BASIC (Beginner's All-purpose Symbolic Instruction Code), avec Thomas Eugene Kurtz au Collège de Dartmouth, pour permettre aux étudiants ne travaillant pas dans des filières scientifiques d'utiliser les ordinateurs.
Le langage BASIC a donné lieu à de nombreux dialectes (GW-Basic, QBasic, Turbo Basic, Visual Basic, SmallBasic, FreeBasic, TI Basic). Les macros des suites bureautiques sont souvent écrites dans un dialecte Basic, par exemple OooBasic pour OpenOffice.
Pour les nostalgiques, un programme en Basic...
10 INPUT "Quel est votre nom"; NOM$
20 PRINT "Bonjour "; NOM$
30 INPUT "Combien d'étoiles voulez-vous"; NOMBRE
40 FOR I = 1 TO NOMBRE
50 ETOILE$ = ETOILE$ + "*"
55 NEXT I
60 PRINT ETOILE$
70 INPUT "Voulez-vous plus d'étoiles"; ETOILE$
80 IF LEN(ETOILE$) = 0 GOTO 70
90 ETOILE$ = LEFT$(ETOILE$, 1)
100 IF (ETOILE$ = "O") OR (ETOILE$ = "o") THEN GOTO 30
110 PRINT "Au revoir ";
120 FOR I = 1 TO 200
130 PRINT NOM$; " ";
140 NEXT I
150 PRINT
Le tribunal de grande instance de Paris vient de condamner Google dans un procès qui l'opposait aux éditions La Martinière pour avoir numérisé et diffusé des extraits de livres sans autorisation par les ayants-droit.
« La société Google a commis des actes de contrefaçon de droits d'auteur » a conclu le tribunal de grande instance vendredi 18 décembre, rapporte l'AFP. Le groupe La Martinière, qui possède notamment les éditions du Seuil, avait intenté une action contre l'entreprise américaine qui depuis 2005 numérise des millions de livres dans le cadre de son projet Google Books, pour les rendre « accessibles à tous » et consituer une « bibliothèque universelle ».
Aux Etats-Unis, les éditeurs se sont d'abord rebellés puis un grand nombre d'entre eux ont finalement conclu un accord avec Google. Les numérisations de livres étrangers se poursuit toujours. En 2006, le groupe La Martinière a déposé plainte contre Google, pour la reproduction sans autorisation de plusieurs milliers de livres de son catalogue.
Le tribunal lui a finalement donné raison, estimant que, dixit l'AFP, « la société Google a commis des actes de contrefaçon de droits d'auteur au préjudice des éditions du groupe La Martinière », ainsi qu'au préjudice du Syndicat national de l'édition (SNE) et de la Société des gens de lettres (SGDL).
Google se voit condamné à verser 300.000 euros à La Martinière et à retirer les ouvrages incriminés, avec une astreinte de 10.000 euros par jour en cas de refus. L'éditeur réclamait 15 millions de dommages et intérêts et avait compté 10.000 ouvrages numérisés sans autorisation, mais le tribunal n'en a retenu que 300.
Google, qui explique que ses numérisations de concernent que des extraits, va faire appel. Mais ce précédent risque de freiner le programme Google Books qui, par ailleurs, est plutôt du goût des bibliothèques. La BNF, Bibliothèque nationale de France, négocie avec la société américaine pour numériser ses propres ouvrages, une opération que l'institution a du mal à faire elle-même, faute d'argent. La bibliothèque de Lyon a déjà signé avec Google qui vient de commencer la numérisation de ses 500.000 ouvrages.
Par coyote,
vendredi 18 décembre 2009 à 07:53
-OC informatique
Pour se détendre avant Noël, et pour ne pas prendre d'avance par rapport à la classe du vendredi, on a visionné le film "Cybertraque", basé sur une histoire vraie, celle de Kevin Mitnick, un des plus célèbres hackers américains. L'interview de Kevin Mitnick en bonus était intéressante.
Par coyote,
jeudi 17 décembre 2009 à 13:02
-Internet
Du désordre peut naître l'ordre. Ce principe, souvent constaté dans la nature, s'applique aussi aux comportements des internautes sur la Toile. C'est ce que viennent de découvrir des physiciens du Centre de physique théorique, à Marseille (résultat paru dans PNAS du 30 juin 2009), en collaboration avec des équipes italiennes. Les chercheurs se sont penchés sur certains sites internet où les utilisateurs annotent par des mots-clés, couramment appelés tags, – le contenu de pages web. Peu à peu, ces mots-clés constituent une gigantesque base de données qui permet de faire des recherches très précises sur l'ensemble des sites annotés.
En étudiant de près la structure de cette base de données, construite sans concertation des internautes entre eux, les scientifiques se sont rendu compte qu'elle était loin d'être anarchique. "Preuve en est la taille du dictionnaire de mots-clés utilisés par la communauté, note Alain Barrat. Celui-ci grandit de manière régulière, en suivant une équation bien précise."
L'étape suivante pour les chercheurs a été de retrouver mathématiquement pourquoi ils observaient une telle propriété. "Chaque individu est complexe, explique Alain Barrat. Mais l'action cumulée et non coordonnée de plusieurs millions d'entre eux va faire émerger des comportements qu'on peut modéliser par des concepts mathématiques simples." Ainsi, nos physiciens ont montré que la structure de la base de données pouvait être reconstruite à partir d'une succession de marches aléatoires, un concept courant en physique statistique qui décrit différentes trajectoires obtenues par une série de déplacements dans des directions choisies au hasard.
Pour les chercheurs, une seule explication. Selon eux, il existerait un réseau sémantique sous-jacent qui relierait entre eux les mots-clés et dans lequel les internautes "marcheraient" au hasard. "C'est une idée qui existe depuis longtemps en linguistique, explique Alain Barrat. Sans en avoir conscience, chaque internaute associerait au mot-clé principal – évident – d'une page web un autre mot-clé bien à lui." À l'annotation “fleur” pour une page de botanique par exemple, l'un va associer le mot “rose”, l'autre le mot “pétale”, etc. "Répété par l'ensemble des utilisateurs, ce mécanisme permet d'expliquer nos observations", ajoute le chercheur.
Un résultat théorique qui pourrait un jour déboucher sur des applications bien concrètes. Notamment la lutte contre le spamdexing ou référencement abusif. Certains spameurs n'hésitent pas, en effet, à infiltrer les sites en question en ajoutant une longue liste de mots-clés sans rapport avec la page mais qui renvoient discrètement vers des sites commerciaux. "C'est un comportement qui va contre les règles établies par la communauté d'internautes, commente Alain Barrat. Si on parvient à bien modéliser le fonctionnement normal de ce réseau d'utilisateurs, alors tout phénomène bizarre qui s'en écartera sera rejeté." Les pollueurs n'ont qu'à bien se tenir.
Par coyote,
samedi 12 décembre 2009 à 14:19
-OC informatique
Les élèves ont étudié le heapsort (tri par tas) et les tables de hachage. Cela clôt le chapitre "structures de données avancées".
La dernière heure a été consacrée à une réponse aux questions en vue du dernier test du semestre. Il y a eu très peu de questions, comme d'habitude...
Ce sera un test théorique, sans programmation, genre examen oral de maturité mais les élèves répondront par écrit. Il y aura des questions à développement et des questions plus pointues.
Augusta Ada King, comtesse Lovelace ou simplement Ada Lovelace, est née le 10 décembre 1815 et morte à Londres le 27 novembre 1852.
Elle est principalement connue pour avoir écrit une description de la machine analytique de Charles Babbage, un ancêtre mécanique de l'ordinateur, mais aussi le premier programme informatique au monde. Elle passa neuf mois, entre 1842 et 1843 à traduire du français, pour Babbage, le mémoire du mathématicien italien Federico Luigi, comte de Menabrea (1809-1896) sur la machine analytique. Elle ajouta à cet article plusieurs notes qui mentionnaient une méthode très détaillée pour calculer les nombres de Bernoulli avec la machine.
Ces notes sont considérées par les historiens comme le premier programme informatique au monde. Les biographes considèrent cependant que les programmes ont été écrits par Babbage lui-même, et que Lovelace a simplement trouvé une erreur, et l'a fait corriger. Certains faits, ainsi que la correspondance entre Lovelace et Babbage indiquent qu'il a écrit tous les programmes ajoutés à la traduction de Menebrea. Les écrits de Lovelace montrent certaines possibilités de la machine que Babbage n'a jamais publiées, comme l'hypothèse que « La machine pourrait composer de manière scientifique et élaborer des morceaux de musique de n'importe quels longueur ou degré de complexité. ».
Les biographes ont remarqué que Lovelace éprouvait quelques difficultés avec les mathématiques, et débattent de savoir si elle comprenait réellement les concepts sous-tendant la programmation de la machine de Babbage ou si elle jouait seulement un rôle de représentation pour les relations publiques de Babbage. En tant que première femme à intervenir dans les balbutiements de l'informatique, Lovelace représente une figure importante de cette discipline ; il est donc difficile d'estimer sa contribution par rapport à celle de Babbage en se fiant aux sources actuellement disponibles.
Le nom du langage de programmation ADA a été choisi en son honneur.
L'informaticienne et amiral de la marine américaine Grace Murray Hopper est née le 9 décembre 1906.
Elle est la conceptrice du premier compilateur en 1951. À partir de 1957, elle travaille pour IBM, où elle défend l'idée qu'un programme devrait pouvoir être écrit dans un langage proche de l'anglais plutôt que d'être calqué sur le langage machine, comme l'assembleur. De cette idée naîtra le langage COBOL en 1959.
Elle est rappelée par la Marine en 1967 et dans les années 1970, elle y mène les travaux d'établissement de normes pour les ordinateurs et en particulier les premiers langage de programmation évolués, le Fortran et le COBOL.
Grace Hopper reste dans la Marine jusqu'en 1986, date à laquelle elle prend sa retraite avec le grade de contre-amiral. Elle est alors l'officier la plus âgée de la marine américaine. Elle est décorée à cette occasion de la Defense Distinguished Service Medal, plus haute distinction existante pour les non-combattants.
Jusqu'à son décès en 1992, elle est encore employée comme consultante externe par Digital Equipment, pour des conférences sur les débuts de l'informatique.
Elle est à l'origine de l'anecdote concernant une panne d'ordinateur due à un papillon nocturne pris dans un relai. L'insecte fut enlevé avec soin et placé dans le journal de bord avec la mention "first actual case of bug being found". Cette plaisanterie a popularisé l'expression "bug".
Par coyote,
dimanche 6 décembre 2009 à 22:29
-Concours
Le vendredi 22 Janvier 2010, se tiendra dans la région Lémanique la troisième édition du concours de hacking, « INSOMNI’HACK ». Cet événement consiste en une série d'épreuves de tous niveaux (faciles à difficiles) relatives à la sécurité informatique. Le concours est ouvert à tous, du débutant à l'expert confirmé ! L'inscription est gratuite et divers prix sont à la clé. Il s'agira, au final, pour chaque participant d'utiliser ses compétences en matière de sécurité des systèmes d'information, ceci dans une ambiance conviviale. Les visiteurs sont les bienvenus, des activités leur seront proposées.
Par coyote,
samedi 5 décembre 2009 à 14:28
-Concours
C'est avec un grand plaisir que le nouveau comité Fribot vous annonce que la 7ème édition aura lieu! Celle-ci se tiendra le samedi 24 avril 2010 à l'Univeristé de Fribourg. Notez d'ores et déjà cette date dans vos agendas!
Sachez aussi que le système des qualifications sera reconduit et ces dernières se dérouleront le 20 mars 2010. Toutes les informations sont disponibles sur cette page.
Seul "petit" souci : il faudra apprendre le java d'ici-là...
On a vu au cours aujourd'hui : arbres, arbres binaires, arbres binaires de recherche, arbres AVL et tas. Ce sont tous des sujets qui apparaîtront dans l'examen oral de maturité. Du boulot en perspective pour les 5 élèves absents aujourd'hui...
Par coyote,
vendredi 27 novembre 2009 à 20:48
-Demain
Les robots seront capables de diriger un orchestre mais aussi de nous amener le petit déjeûner au lit d'ici 2030. C'est ce qui a été annoncé au Festival de la Science de Gênes. D'ici une vingtaine d'années, les robots anthropomorphes seront construits de telle sorte à être de plus en plus proches de l'Homme, comme par exemple avec un revêtement qui rappelle la peau, et ils vivront à nos côtés, établissant un contact rapproché avec nous.
Au cours de la conférence "Les robots, de plus en plus proches de l'Homme dans tous les sens du terme", Antonio Bicchi, professeur d'Automatique et de Robotique à l'université de Pise et Darwin Caldwell, un des directeurs de l'Institut Italien de Technologie de Gênes se sont exprimés sur le sujet lors du festival: "Il s'agit d'une réalité déjà existante même si elle n'est pas encore appliquée. L'idée est de faire vivre des robots au contact des personnes, les rendant plus proches et plus agréables aux contacts: ils seront construits à partir de matériaux légers et devront être semblables aux humains."
Les premiers domaines d'application seront ceux de la production et le monde industriel, mais l'objectif est de les introduire dans la vie quotidienne des personnes, en les utilisant pour les travaux domestiques, dans l'assistance aux personnes âgées et handicapées par exemple. Les deux intervenants ont conclu en ajoutant: "La technologie est déjà très avancée, et ce, grâce aux études conduites à Gênes et à Pise ; son utilisation pratique est envisageable d'ici 2030."
Les élèves testent quatre méthodes pour essayer de trouver une solution au problème des n dames. Ils ont les trois périodes pour faire les tests et ils rendront un rapport (qui sera noté) la semaine prochaine.
Par coyote,
mercredi 25 novembre 2009 à 10:54
-Robotique
D’après un chercheur de l’Université de l’Arizona, nous sommes à la veille d’une révolution dans l’exploration du système solaire. Des robots capables de prendre des décisions et de s’épauler les uns les autres pour explorer Mars ou Titan ne devraient pas tarder à voir le jour.
En ces premières années du XXIième siècle, on ne s’étonne presque plus des performances des rovers martiens Spirit et Opportunity. La mission Cassini et les images spectaculaires de la surface de Titan que nous a livrées le module Huygens sont elles aussi passées à l’arrière-plan. Mais le plus beau est encore à venir si l’on en croit Wolfgang Fink, actuellement en visite au célèbre California Institute of Technology à Pasadena.
Lui et ses collègues travaillent en effet sur des logiciels qui permettraient à des robots d’exploration de prendre des décisions en l’absence de l’homme mais aussi de se coordonner pour explorer plus efficacement les phénomènes à la surface de corps céleste comme Europe, Io, Mars et surtout Titan.
L’idée est de coupler un module en orbite, des rovers au sol et, lorsque l’atmosphère le permet, des ballons robotisés. Ainsi, lorsque qu’une sonde en orbite détecterait par exemple une activité inhabituelle à la surface d’une planète, comme un cryovolcan sur Titan ou même, pourquoi pas, une éruption volcanique sur Mars, elle enverrait un message à un rover sur le sol ou à un ballon pour lui demander de se rendre le plus rapidement possible sur place.
Les mouvements des rovers sur le sol martien sont déjà coordonnés avec les observations en orbite de sonde comme MRO mais cela se fait avec une intervention humaine. La vitesse de la propagation des signaux radios étant finie, les robots doivent attendre les instructions des ingénieurs terriens. Ce délai finit par devenir handicapant lorsqu’il s’agit d’explorer des mondes aux confins du système solaire comme les lunes de Jupiter ou de Saturne. Le délai entre la réception d’une image sur Terre et celle de l'instruction par le robot sur place dépasse alors deux heures.
La tâche des informaticiens et des spécialistes en robotique est donc double si l’on veut pallier l’inconvénient d’une absence de présence humaine au voisinage des corps célestes à étudier. Il faut d’abord qu’ils conçoivent des programmes d’intelligence artificielle qui permettront aux robots de prendre des décisions sur place comme le ferait un astronaute. Ensuite, ils doivent concevoir des robots capables de dialoguer entre eux pour prendre des décisions et réaliser des séries d’opérations complexes.
Pour Fink, nous sommes vraiment au seuil d’une révolution majeure dans la façon de concevoir l’exploration du système solaire et il faut s’attendre à voir une prochaine génération de robots en action qui ne ressembleront à rien à ce que l’on connaît aujourd’hui. Ces déclarations évoquent l’ordinateur Hall 9000 du roman d’Arthur Clarke, 2001 l’Odyssée de l’espace. Cet ordinateur équipant le vaisseau Discovery qui pouvait se charger seul de l’exploration de Saturne.
Dans sa préface au livre de Michael Benson, A l’infini, Clarke suggérait à nouveau l’idée que les sondes robotisées actuelles n’étaient peut-être que les ancêtres de futures consciences artificielles au-delà de l’humanité. De la même manière que quelques poissons pulmonés se sont aventurés en dehors de la mer primitive avant que leurs descendants à quatre pattes n'aillent plus loin, la prochaine génération de robot suggérée par Wolfgang Fink pourrait être l’ancêtre du prochain stade d’évolution de l’intelligence dans le cosmos, destinée à se répendre à l’échelle non plus d’une planète mais d’une galaxie...
Par coyote,
dimanche 22 novembre 2009 à 16:41
-Actu
C'est aux Etats-Unis, dans les locaux du laboratoire national d'Oak Ridge dans le Tennessee, que se trouve l'ordinateur actuellement le plus puissant au monde, capable d'effectuer 1,75 million de milliards d'opérations à virgule flottante par seconde !
Alors que la puissance de nos ordinateurs personnels ne cesse de croître d'année en année, il en va de même pour les ordinateurs dédiés à la recherche. Appelés superordinateurs ou supercalculateurs, ces machines sont dédiées à des utilisations toutes autres que la gestion d'une suite bureautique ou la lecture d'une vidéo...
La science demande toujours plus aux systèmes informatiques. Que ce soit pour analyser des données acquises par des radiotélescopes ou décoder l'ADN, la puissance de calcul requise augmente sans cesse. Cependant, il est un domaine particulier qui n'est jamais contenté par l'évolution technologique, la simulation.
Qu'elles soient liées à la climatologie ou à l'astrophysique les simulations sont infiniment gourmandes en ressources. En effet, une simulation virtuelle d'éléments réels n'est jamais vraiment finie et est proportionnellement lissée suivant le temps et la capacité de calculs qui lui sont impartis. Aussi la course à la puissance des superordinateurs alimentée par des organes d'Etats et des entreprises comme IBM est-elle du pain béni pour les chercheurs dans leur quête à la simulation la plus réaliste et aboutie.
Chocs aux Flops
Jadis détenu par le Nouveau-Mexique avec le Roadrunner d'IBM et ses 1,04 petaflops (1,04 billiard d'opérations à virgules flottantes par seconde, donc 1,04 x 1015 flops), la coupe de la plus grande capacité de calcul passe au Tennessee avec le Jaguar de Cray et ses 1,75 petaflops. Par comparaison, le Zuse 3, considéré comme le premier ordinateur faisait preuve d'une capacité de calcul de 20 flopsF, soit, pour employer les mêmes unités, 20 x 10-15 petaflops ! Une carte graphique basée sur l'architecture récente Fermi de nVidia possède une puissance de calcul de l'ordre de 1,1 teraflops, soit 1,1 x 10-3 petaflops. A terme, Cray espère dépasser les 2 petaflops.
Le point faible de Jaguar par rapport au Roadrunner d'IBM est le rapport performances / consommation. Basé sur des microprocesseurs AMD Opteron dotés de 6 cœurs cadencés à 2,6 GHz, le superordinateur abrite 224.162 cœurs... et doit les alimenter. Le Jaguar consomme trois fois plus d'énergie que le Roadrunner pour une vitesse seulement 75% supérieure.
Malgré sa gourmandise énergétique, la bête domptée par Cray attire de nombreux chercheurs désireux d'éffectuer les modélisations de leurs rêves.