Le cyberblog du coyote

 

Extra

Editorial

Ce blog a pour objectif principal d'augmenter la culture informatique de mes élèves. Il a aussi pour ambition de refléter l'actualité technologique dans ce domaine.

dimanche 22 juillet 2012

À propos des nouveaux langages de programmation

Les langages de programmation ont évolué pour répondre à de nouveaux besoins. Qu'en est-il exactement ? Jean-Louis Giavitto nous en dit plus dans cet épisode du podcast audio.

Ecouter cette interview sur Interstices

vendredi 20 juillet 2012

Les études en informatique à l'EPFL

vendredi 6 juillet 2012

SimCity, un outil de modélisation urbaine ?

Des jeux comme SimCity peuvent-ils nous aider à comprendre la croissance des cités ? C’est la question que se pose le mathématicien Samuel Arbesman. Il explique son point de vue dans le blog qu’il tient pour Wired, ainsi que dans un article paru dans Atlantic Cities.

Lire l'article sur InternetActu.net

mercredi 27 juin 2012

Le disque d’Arnano archive ses données pour des siècles

Sécuriser des données pour 2.000 ans sur un support inaltérable qui ne réclame aucun effort de conservation, c’est possible : une jeune entreprise française, Arnano, propose de les graver sur un disque de saphir, sous forme analogique et sans codage. À coup sûr, les générations suivantes sauront les lire. Un des fondateurs de cette société, Alain Rey, a répondu aux questions de Futura-Sciences.

Que deviendront les données que nous enregistrons sur CD, DVD, disques durs, cartes mémoire ou clés USB ? Elles disparaîtront à plus ou moins brève échéance, c’est une certitude. Le problème est connu depuis longtemps, conduisant à distinguer le stockage, enregistrement à court terme, de l’archivage, pour conserver durablement des données précieuses. Quand il s’agit de conserver des documents sur de très longues périodes, pour des raisons réglementaires par exemple, comme c’est le cas dans l’aéronautique ou dans les industries à risques, notamment le nucléaire.
Nos anciens utilisaient le papier, voire le parchemin et même, plus loin de nous encore, la gravure et la peinture sur la roche. Aujourd’hui, la solution classique est la microfiche, ou microfilm, consistant à photographier le document. Un principe analogique, donc. Le numérique semble en effet hors course pour le long terme…
« Le numérique est merveilleux mais n’est pas sécurisé », conclut à Futura-Sciences Alain Rey, un des fondateurs de la société Arnano, spin-off du CEA-Leti. Son entreprise s’est fait une spécialité originale : graver à l’aide d’un laser des motifs holographiques et microscopiques, à l’échelle du micromètre, sur des surfaces dures, comme du verre ou du saphir. La société travaille notamment pour l’industrie horlogère pour inscrire des codes d’authentification, par exemple des logos invisibles à l’œil nu. Le principe de gravure au laser permet de s’affranchir des masques de la microélectronique, très coûteux et qui sont réservés à des productions de masse.

Une gravure microscopique dans du saphir

Son disque d’archivage est gravé de manière similaire. Une surface de saphir synthétique (transparent), de 0,7 mm d’épaisseur, est recouverte de nitrure de titane, « qui sert d’encre », explique Alain Rey, et le laser y dessine les motifs. Ensuite un second disque de saphir est appliqué par-dessus. Après chauffage, il se produit une sorte de collage moléculaire et les deux plaques ne font plus qu’une, liées dans le même réseau cristallin. « Le saphir est juste un peu moins dur que le diamant, rappelle Alain Rey. Il est solide, il résiste à tous les produits chimiques et il tient à la chaleur jusqu’à 1.700 °C. » Et d’ajouter qu’il ne craint pas les rongeurs, à la différence des microfiches.
La forme finale est donc un disque, mais il n’a rien d’un DVD. La forme circulaire, d’un diamètre de 200 mm, vient de la forme initiale des lingots de saphir synthétique mais aussi des machines-outils de la microélectronique, adaptées aux galettes de silicium. Inutile de le glisser dans un lecteur. Pour le codage, c’est l’analogique qui a été choisi. « Le numérique souffre de trois obsolescences. Le média, d’abord. Les CD et DVD ne durent que de 3 à 10 ans. Les bandes magnétiques, 30 ans. Le logiciel ensuite. Un texte écrit avec Word 1 aura bien du mal à être lu aujourd’hui, par exemple. De même, les encodages des CD et DVD, très efficaces, utilisent des algorithmes complexes, ce qui permet de corriger les erreurs. Mais tout cela repose sur des techniques propriétaires, qui changent au fil des années. Comme média, nous utilisons le saphir, inaltérable. Pour l’enregistrement, nous avons recours à l’analogique : les documents sont des images, simplement réduites en taille. Il n’y a aucun codage. Pour les lire, il suffit de grossir. Quelle que soit la technique qu’ils utiliseront, nos descendants sauront le faire. » Pour l’heure, la lecture peut s'effectuer avec un petit microscope à brancher sur un ordinateur, avec une caméra à haute résolution munie d’un zoom ou encore avec un scanner spécial qui fournira des fichiers, textes ou images.

Par-delà les générations...

En tout, un disque de 200 mm de diamètre permet d’enregistrer jusqu’à 10.000 pages A4. Ce travail sur mesure est facturé 3.000 euros sur du verre et 10.000 sur du saphir, soit respectivement 30 centimes et 1 euro la page. Mais pour ce prix, le disque n’aura pas besoin d’être conservé dans des conditions particulières. Il pourra être abandonné à peu près n’importe où… L’Andra, Agence nationale pour la gestion des déchets radioactifs, a déjà passé commande pour un archivage sur saphir.
« L’archivage au-delà de 30 ans est peu pris en compte. Mais des entreprises ont conscience de cette nécessité. La SNCF, par exemple, qui mesure la valeur patrimoniale des documentations techniques de ces locomotives. Et Ferrari attache beaucoup d’importance à la conservation de tout ce qui a trait à ses anciens modèles. » C’est vrai, notre société produit énormément d’informations, plus que jamais dans l’histoire de l’humanité. Mais combien d’entre elles traverseront les siècles ?

Source : Futura-Science

samedi 23 juin 2012

Un ordinateur en Lego

Pour célébrer le centenaire du pionnier de l'informatique Alan Turing, huit étudiants en master de l'Ecole normale supérieure de Lyon ont fabriqué une sorte d'ordinateur en Lego, entièrement mécanique. Ils exposeront leur machine le 2 juillet à l'ENS de Lyon, lors de la journée ouverte au publique d'un colloque en l'honneur de ce scientifique britannique pionnier et visionnaire. Elie appuie sur le bouton d'un compresseur d'air. Pssschiiit ! La machine peut démarrer. Puis l'étudiant bascule un levier noir un peu branlant. «Tchou, tchou...», le mécanisme imite le bruit d'un train et se met en branle. Des bielles bougent, des axes tournent, des cylindres pivotent, des leviers se lèvent et s'abaissent. Un long rail avance lentement. Un calcul est en route. Quinze minutes plus tard, la machine aura inversé les trois lettres d'un mot.

L'ASSEMBLAGE DE LEGO EN ACTION


The Turing Machine Comes True par CNRS The Turing Machine Comes True par CNRS


« Nous étudions le modèle de la machine de Turing en première année . Sur le papier c'est bien, mais en vrai c'est mieux ! », constate l'un des étudiants un peu fou qui a assemblé ces 20000 à 30000 pièces (ils ne savent même plus) et ces 50 mètres de tuyaux entre septembre 2011 et mars 2012. Une machine de Turing est un modèle, proposé par son auteur en 1936, pour définir ce qu'est le calcul. Ce mathématicien a notamment démontré, grâce à cette machine théorique, que tout n'est pas calculable.
Pour leur module de gestion de projets, les étudiants ont donc décidé de rendre concrète l'idée théorique du chercheur britannique, mort en se suicidant à 42 ans en 1952. Ils ont même poussé l'ambition jusqu'à n'utiliser aucune électronique, ce qui serait selon eux unique au monde. La machine baptisée RUBENS (jeu de mot avec ENS), pourrait même fonctionner sans électricité puisque le compresseur d'air, à deux bars seulement, peut être remplacé par une pompe à vélo manuelle.
L'équipe s'est répartie les taches pour venir à bout de l'aventure : théorie, communication, direction, et fonctions particulières de la machine comme la mémoire ou le séquenceur. Un étudiant en thèse au Laboratoire d'informatique du parallélisme, Kévin Perrrot, les a encadrés. La mise au point n'a pas été simple, les briques de Lego ayant tendance, en mouvement, à avoir un peu trop de jeu. Les frottements trop importants ont même eu raison d'une première version de la machine. Il faut dire que le groupe a tenu à ne pas utiliser de colle et n'a modifié aucune des pièces, achetées d'occasion sur le web, ce qui donne un côté bigarré à l'ensemble.
Le spectateur repère assez bien les principales fonctions de la machine théorique inventée par Turing. Il y a le ruban découpé en cases dans lesquelles une tête peut lire des bits d'information (une brique jaune en l'occurrence) et en écrire aussi. Cette « tête » fait avancer ou reculer le ruban. Il y a aussi le coeur de la machine, sa table de transition ou « programme » dans laquelle sont « inscrites » les instructions. C'est la partie la plus grosse. « On a dû recourir à des volontaires supplémentaires pour assembler cette partie un peu répétitive », témoigne l'un des équipiers. A côté, une partie « alimentation » transforme la pression de l'air en mouvement de rotation, dont des séries d'engrenages modifient les vitesses. Enfin, deux cylindres, les séquenceurs, tournent afin de donner le tempo à l'ensemble.
Au milieu de ces briques grises, rouges, jaunes ou noires, de petits tuyaux bleus serpentent. La lenteur du processus permet de suivre chaque étape (et à l'opérateur de remettre en place des briques qui se détachent !). «On a pioché des idées sur les sites spécialisés dans les constructions techniques de Lego. Comme par exemple le bloc qui permet de transformer la rotation d'un axe en un mouvement de levier. Et on a aussi laissé tomber pas mal d'idées », se souvient Elie, le chef du projet.
Ce calculateur fonctionne donc mais les étudiants ne veulent pas s'arrêter là. Après la présentation publique, ils envisagent l'étape suivante : une machine de Turing universelle. C'est-à-dire une machine capable de simuler toutes les autres. Pour cela sur le ruban, l'opérateur entre non seulement les données à traitées mais aussi les instructions du programme. De quoi ne pas cantonner cette belle machine à l'inversion de trois lettres.«Dans quelques mois cette machine sera capable de réaliser les mêmes calculs qu'un ordinateur moderne, ni plus, ni moins», affirme Kévin Perrot. «Mais pour effectuer ce qu'un téléphone portable réalise en 1 seconde, il faudrait à notre machine 3168 ans 295 jours 9 heures 46 minutes et 40 secondes», ajoute-t-il. Il faudra aussi trois fois plus de tuyaux...

Source : LeMonde.fr

jeudi 21 juin 2012

Divertissements mathématiques et informatiques


Divertissements mathématiques et informatiques
Laurent Signac
Minimax, H&K, 2011
176 pages

Présentation de l'éditeur
Les divertissements proposés dans ces pages sont à la rencontre des jeux et des problèmes. Simples à comprendre, n'utilisant que des mathématiques élémentaires, mais difficiles à résoudre, ils réjouiront les esprits curieux. De l'aventure de Flavius Josèphe à la stéganographie, vous découvrirez un panorama vivant de grands thèmes mathématiques. Vous apprendrez notamment à : Chiffrer et déchiffrer des messages ; Dessiner des fractales ; Rechercher des nombres aux propriétés étonnantes. Tout au long de l'ouvrage, la pratique est alliée à la théorie grâce à l'ordinateur. Des codes complets vous sont fournis afin d'expérimenter vous-même à travers la machine. Aucune connaissance en programmation n'est requise pour aborder ce livre, tout y est expliqué pas à pas.

Laurent Signac, est diplômé de l'ENSPM (Centrale Marseille) et docteur en informatique. Enseignant-chercheur, il utilise depuis de nombreuses années les divertissements mathématiques comme outil pédagogique.

mardi 19 juin 2012

Supercalculateurs : les États-Unis reprennent la première place

Le supercalculateur Sequoia conçu par IBM et installé au Département américain de l’énergie en Californie a atteint une puissance de calcul de 16,32 pétaflops. Il détrône le supercalculateur japonais K qui occupait la première place du classement Top 500 depuis un an.

La liste du Top 500 des supercalculateurs publiée deux fois par an en novembre et juin vient de livrer son verdict. Et pour la première fois depuis juin 2010, les États-Unis ont repris la tête du classement grâce à un supercalculateur conçu par IBM.
Le système BlueGene/Q, qui porte le nom de Sequoia, a été développé pour le Département américain de l’énergie au Lawrence Livermore National Laboratory en Californie. Constitué de 1.572.864 cœurs processeur Power BQC 16C à 1,60 GHz, il tourne sous Linux et, au benchmark Linpack, a atteint 16,32 pétaflops (c'est-à-dire 16,32 millions de milliards de flops, floating-point operations per second, opérations en virgule flottante par seconde). Ses concepteurs expliquent que Sequoia peut réaliser en une heure un calcul qui nécessiterait 6,7 milliards de personnes équipées de calculatrices et travaillant simultanément 24 heures sur 24, 365 jours par an pendant 320 années.
Ce supercalculateur va servir pour des simulations sur les armes nucléaires afin d’éviter les tests en conditions réelles avec des explosions sous-terraines. Sequoia bat donc assez nettement le supercalculateur japonais K qui avec ses 10,51 pétaflops de puissance de calcul occupait la tête du Top 500 depuis les deux précédents classements. Il se veut également moins gourmand en énergie que son rival japonais puisqu’il consomme 7,9 mégawatts alors que K en consomme 12,6.
Le supercalculateur Sequoia sera utilisé pour réaliser des simulations d’armes nucléaires afin d’éviter de recourir à des explosions souterraines. © Lawrence Livermore National Laboratory Advanced Simulation and Computing Le podium des supercalculateurs Les États-Unis trustent le podium avec un autre supercalculateur IBM BlueGene/Q nommé Mira, installé au Leadership Computing Facility d’Argonne qui est également rattaché au Département de l’énergie. Un quatrième système se classe en 6e position, il s’agit du Jaguar (Cray). Mais comme le relève l’organisation Top 500, l’Europe fait un retour en force avec pas moins de 4 places dans le top 10. On compte tout d’abord l’Allemagne en 4e position avec le SuperMuc (IBM), l’Italie en 7e position avec le Fermi (IBM), l’Allemagne encore une fois en 8e place avec le JuQueen (IBM) et enfin la France en 9e position avec le Curie thin nodes (Bull) installé au CEA. La Chine place deux supercalculateurs dans le top 10 avec Tianhe-1A (n°1 du classement de novembre 2010) qui est n°5 et Nebulae n°10.
Dans son communiqué de presse, Top 500 indique que la performance cumulée de l’ensemble des supercalculateurs du classement atteint les 123,4 petaflops contre 74,2 pétaflops en novembre 2011. Quant aux processeurs utilisés, Intel domine largement avec 74,4 % soit 372 systèmes équipés. AMD, lointain deuxième avec 63 systèmes équipés, souligne pour sa part que 24 supercalculateurs du top 100 utilisent ses processeurs. Du côté des constructeurs de ces monstres de puissance, IBM et HP représentent à eux deux plus de 70 % des systèmes de ce Top 500 avec respectivement 213 et 138 installations.
En résumé, les États-Unis dominent ce Top 500 avec 253 systèmes, suivis de l’Asie avec 121 systèmes (dont 68 en Chine et 34 au Japon). L’Europe compte 107 supercalculateurs dont 25 en Angleterre, 22 en France et 20 en Allemagne.

Source : Futura-Sciences

lundi 18 juin 2012

Photo : le logiciel qui traque les mensonges

A l'ère du numérique, la falsification des images est devenue aussi aisée que difficile à repérer. Un logiciel pourtant est capable de déceler la moindre triche. Utilisé par le renseignement français et l'AFP, ce programme intéresse la Suisse.

Voir le reportage de Nouvo

dimanche 17 juin 2012

200 PlayStation décryptent votre mot de passe

Lorsqu’il explique que, quelques étages sous son bureau, il possède un réseau de 220 PlayStation, Arjen Lenstra est habitué à faire face à tous types de réactions. Il y a ceux qui pensent à un gag. Ceux qui sont intrigués ou incrédule. «D’autres estiment que ça ne fait pas très sérieux et que ce type de matériel n’est guère compatible avec la réputation d’une grande école comme l’EPFL», s’amuse le professeur.
Le sous-sol, pourtant, n’a rien d’une salle de jeux. Les consoles sont alignées dans d’immenses armoires. Un bruit sourd de ventilateurs remplit la pièce. Au centre, un seul et unique écran, austère, qui sert à programmer les machines. «Allez, choisissez un mot de passe de six caractères qui comprend à la fois des lettres et des chiffres, nous allons essayer de le décoder», invite l’assistant du professeur, Maxime Augier. Le sésame est ensuite encrypté. Ainsi «alis834» devient «9812 eb6d 77d5 818a 5cea a022 ada b975». C’est sous cette forme, appelée «hash», que les sites Web stockent généralement les mots de passe.

Les maths avant le jeu

C’est aussi ce type d’informations que récupèrent les hackers lorsqu’ils parviennent à s’introduire sur un serveur. Tout récemment, le réseau social professionnel LinkedIn s’est fait voler 6,5 millions de «hash». Pour les utiliser, les pirates doivent ensuite parvenir à les décoder. Et si le cryptage d’un mot de passe se fait en une fraction de seconde, le chemin inverse est nettement plus compliqué voire quasi impossible pour l’utilisateur lambda.
C’est là où la puissance combinée des 220 PlayStation devient utile. «Chacune contient 9 processeurs extrêmement puissants. Ils sont conçus pour gérer des graphismes complexes et peuvent effectuer 3,2 milliards d’opérations chaque seconde, explique Arjen Lenstra, dans un anglais qui trahit ses origines hollandaises. Notre installation fournit le travail d’environ 8000 ordinateurs de bureau.» Jolie performance, mais pas suffisante. Si les machines devaient tester systématiquement tous les mots de passes de 6 caractères possibles, cela prendrait, malgré leur puissance, plusieurs jours ou plusieurs semaines en fonction de la complexité de la méthode de cryptage. Il s’agit donc de minimiser, en amont, le nombre d’opérations. «C’est là que les mathématiques sont très utiles, explique le professeur. Nous tentons de comprendre au mieux l’algorithme qui a crypté les données pour mieux faire le chemin inverse.» Ainsi Arjen Lenstra et ses équipes parviennent à des résultats spectaculaires. Il n’aura fallu que 63 secondes aux PlayStation pour décoder le mot de passe que nous avions fourni. Nouveau test avec un sésame de sept caractères. Les consoles mettront 106 secondes pour le trouver.
Il existe des dizaines de méthodes de cryptage, certaines plus efficaces que d’autres. Le but ultime des recherches de l’Institut de cryptologie de l’EPFL est d’améliorer la sécurité en détectant les algorithmes les plus vulnérables. «La sécurité absolue n’existe pas, résume Arjen Lenstra. La vraie question est de savoir quels moyens des personnes malintentionnées devront engager pour casser une protection.» Pour ce spécialiste, qui a notamment été vice-président en charge de la sécurité de Citigroup, l’un des plus grands instituts financiers au monde, décoder les mots de passe cryptés de LinkedIn serait un jeu d’enfant. «Il n’y a pas vraiment de challenge.» L’une de ses plus importantes découvertes, publiée au mois de février dernier, concerne les certificats de sécurité utilisés par certaines banques et magasins en ligne. Pour le consommateur, ils se matérialisent par un petit cadenas qui s’affiche à côté de l’adresse du site visité. Ce symbole, censé rassurer l’internaute, ne serait pas infaillible. «Même si, dans la plupart des cas, il l’est, nous avons pu démontrer qu’il est possible pour des pirates d’usurper ce certificat et donc d’intercepter des informations», explique le professeur. Les sites concernés ont été prévenus et vivement invités à choisir un cryptage plus complexe.

Et bientôt les smartphones?

Les défis à relever en matière de sécurité informatique sont nombreux et les PlayStation de l’EPFL n’ont pas fini de calculer. «Elles sont actuellement utilisées par des étudiants pour différents projets», indique Arjen Lenstra sans vouloir entrer dans les détails. En fait, les consoles ont presque travaillé sans interruption depuis leur installation il y a près de six ans dans le cadre d’un projet financé par le Fonds national de la recherche. «Seules une dizaine de machines sont tombées en pannes», constate Maxime Augier. L’installation, en revanche, craint les coupures de courant. «Il n’y a alors pas d’autres solutions que d’aller, manuellement, appuyer sur les 220 boutons pour les rallumer. Heureusement, cela ne s’est produit que deux fois!»
Pour Arjen Lenstra, l’utilisation d’objets du quotidien pour réaliser des opérations mathématiques est presque une tradition. «Dans les années 1990, nous avions utilisé des fax, se souvient-il. Parce qu’ils sont fabriqués en masse, les appareils électroniques destinés au grand public ont un rapport qualité-prix imbattable!» La prochaine étape? «Pourquoi pas les téléphones portables. Ils sont petits et possèdent une capacité de calcul impressionnante. Il faut juste que nous trouvions un modèle bon marché que l’on puisse acheter en quantité et sans abonnement…»

Source : Le Matin

lundi 4 juin 2012

Vite ! Des règles pour les robots autonomes

Le célèbre écrivant de SF, Isaac Asimov, avait réalisé qu'il fallait 3 lois impérieuses pour gouverner la robotique. Il s'était ensuite complu à trouver leur faille pour rédiger de malicieuses nouvelles. Ces trois lois imposaient aux robots de, premièrement, protéger les humains, deuxièmement obéir aux ordres (sauf s'ils rentrent en contradiction avec la première règle), et troisièmement de préserver leur intégrité (sauf si cela rentrait en contradiction avec les deux premières règles).
Les robots autonomes ont fait leur apparition, tant dans le secteur militaire que dans le secteur civil (ex : la voiture sans pilote de Google). Pour l'instant, aucune loi ne régit cela et il devient urgent de le faire. D'après un article de « The Economist », en premier lieu, ces règles doivent déterminer la part de responsabilité de chacune des parties en cas d'accident (concepteur, programmateur, fabricant, opérateur, etc.) Deuxièmement, si des systèmes de nature éthique sont implémentés dans le robot, il faut qu'ils correspondent à ceux employés par les humains. Enfin, il faut rapidement une collaboration entre les experts en robotique, en éthique et en juridique pour mettre en forme ces règles de manière commune.

Source : Sur-la-Toile

mercredi 30 mai 2012

Flame, un virus encore plus redoutable que Stuxnet et Duqu

Flame, un nouveau malware découvert par Kaspersky est opérationnel depuis au moins deux ans. Très sophistiqué, il est capable d’espionner un individu, une entreprise ou d’autres entités en dérobant plusieurs sortes de données informatiques.

Lire l'article sur Futura-Sciences.

mardi 29 mai 2012

La recherche passe à l’ère sémantique

Intéressant article de Fred Cavazza sur l'évolution des moteurs de recherche.

dimanche 13 mai 2012

Bilan de la deuxième volée

Ma deuxième volée d'OC informatique vient de terminer les cours. J'ai demandé aux élèves de donner librement et anonymement leur impression sur les deux ans passés avec moi.
Ils devaient d'abord me mettre une note sur 10; j'ai obtenu 8.2 de moyenne, avec des notes entre 6 et 9. De leurs remarques, je retiens celles qui reviennent le plus souvent.

Les + :

  • Ils aiment programmer des jeux.
  • Ils ont aimé mes défis.
  • Les épreuves sont variées, ce qui permet à tout le mode de s'en sortir.
  • On a bien fait le tour de la question
  • L'ambiance était détendue.
Les - :
  • Les barèmes sont un peu durs.
  • Ils n'aiment pas les QCM. Les questions sont trop pointues.
  • Trop de théorie la 2ème année du cours. Il faut plus programmer pour ne pas perdre la main.
  • La semaine OC devrait être consacrée à un sujet particulier.
  • Il est difficile de rester concentré derrière un ordinateur. La tentation est grande de faire autre chose...
  • L'ambiance était parfois trop détendue.
Je suis content de ces deux années, même si j'ai de nouveau manqué de temps à cause des ces ç*&°§ de vendredis qui tombent. Le chapitre IA devra être repensé et retravaillé : il faudra plus d'explications. Je vais consacrer la semaine OC à la robotique.

vendredi 11 mai 2012

Comment faire tenir au mieux mes affaires dans ces cartons ?

Je vais bientôt déménager, mais combien me faudra-t-il de cartons pour emballer mes affaires ? Pour résoudre ce problème, connu sous le nom de bin packing, testons plusieurs méthodes.

Lire l'article sur Interstices

lundi 7 mai 2012

Un visiteur sur deux vient d'un moteur de recherche

Le site Médiamétrie a publié cette semaine un rapport d'étude sur la provenance des visiteurs d'un site. Réalisé en avril dernier, le rapport a passé au crible les données de plusieurs sites afin de déterminer via quel moyen les internautes étaient arrivés sur les pages. Ainsi la plus grande partie des visites, un utilisateur sur deux, provient d'un moteur de recherche.
Dans le trafic restant, seulement 38% des internautes accèdent au site directement avec l'adresse URL, soit en la saisissant dans la barre, soit grâce à un favori. Presque 12% proviennent de liens externes, comme par exemple depuis un annuaire, ou encore depuis un autre site internet. Enfin, 0.3% des visiteurs viennent d'autres sources.
Du côté des moteurs de recherche, Google reste loin devant les autres. Avec plus de 9 visiteurs sur 10, les sites restant sont obligés de se partager seulement 10 petits pour cent. On retrouve donc ensuite, et dans l'ordre, Bing, Yahoo!, Search-Results, Babylon Search, ....

Source : Sur-La-Toile

jeudi 3 mai 2012

Xerox PARC et la naissance de l’informatique contemporaine

Au début des années 1970, les équipes du centre de recherche Xerox de Palo Alto élaborent les concepts et les outils qui vont définir le visage de l’informatique actuelle.

Lire l'article sur Interstices

mercredi 2 mai 2012

Les sites religieux plus infectés que les sites porno

Une étude révèle que les sites de nature pornographique sont beaucoup plus sûrs que les sites idéologiques et religieux
Symantec, qui surveille les activités cybercriminelles dans plus de 200 pays, révèle que les sites Internet à visée idéologique ou religieuse seraient trois fois plus vulnérables face aux pirates et aux virus que les sites « pour adultes ».
Si les sites pornographiques sont plus sûrs que les sites religieux, ils ne sont pas non plus complètement inoffensifs. En effet, Symantec ajoute : «Il est intéressant de voir que les sites hébergeant des contenus pour adultes ou pornographiques ne se classent pas dans le top 5, mais au 10e rang.»
La professionnalisation des sites coquins serait responsable de leur plus grande sûreté, analyse le groupe informatique : «Nous supposons que c’est parce que les propriétaires de sites porno gagnent leur argent sur internet et ont un intérêt direct à ce que leurs sites restent dénués de programmes malveillants.»

Source : Jeanne Dorllan, mcetv

vendredi 27 avril 2012

Le web a son panthéon

WASHINGTON et GENÈVE--(BUSINESS WIRE)--Les noms des tout premiers membres du Panthéon de l'Internet ont été annoncés aujourd'hui lors de la conférence Global INET 2012 de l'Internet Society qui a lieu à Genève, en Suisse. Des pionniers et sommités de l'Internet provenant du monde entier se sont retrouvés à la conférence pour marquer le 20e anniversaire de l'Internet Society et pour assister à un gala de remise de prix visant à honorer les membres 2012 suivants :

Cercle des pionniers

Reconnaissance d'individus ayant joué un rôle décisif dans la conception et le développement précoces de l'Internet : Paul Baran, Vint Cerf, Danny Cohen, Steve Crocker, Donald Davies, Elizabeth Feinler, Charles Herzfeld, Robert Kahn, Peter Kirstein, Leonard Kleinrock, John Klensin, Jon Postel, Louis Pouzin et Lawrence Roberts.

Innovateurs

Reconnaissance d'individus ayant réalisé des avancées technologiques, commerciales et politiques très importantes et ayant aidé à étendre la portée de l'Internet : Mitchell Baker, Tim Berners-Lee, Robert Cailliau, Van Jacobson, Lawrence Landweber, Paul Mockapetris, Craig Newmark, Raymond Tomlinson, Linus Torvalds et Philip Zimmermann.

Connecteurs mondiaux

Reconnaissance d'individus venant du monde entier ayant apporté des contributions significatives à la croissance et à l'utilisation mondiales de l'Internet : Randy Bush, Kilnam Chon, Al Gore, Nancy Hafkin, Geoff Huston, Brewster Kahle, Daniel Karrenberg, Toru Takahashi et Tan Tin Wee.
S'exprimant au sujet des membres du Panthéon de l'Internet 2012, Lynn St.Amour, présidente et directrice générale de l'Internet Society, a déclaré : « Cette assemblée historique de visionnaires, d'innovateurs et de leaders de l’Internet représente une étendue extraordinaire de vision et de travail. Tandis que les membres ont des origines extrêmement diversifiées et représentent de nombreux pays différents, chaque individu nourrit une passion incroyable pour son travail. Nous profitons tous de leurs exceptionnelles contributions à l'Internet mondial, faisant de celui-ci l'un des catalyseurs de développement économique et sociétal les plus formidables de tous les temps ».
Raúl Echeberría, président du conseil d'administration de l'Internet Society, a déclaré : « L'Internet, qui relie plus de deux milliards de personnes à travers le monde aujourd'hui, est le résultat de nombreuses contributions importantes de la part d'individus créatifs et visionnaires au cours des dernières décennies. Le Panthéon de l'Internet 2012 célèbre les avancées de 33 personnes talentueuses ayant apporté des contributions significatives à la conception, au développement et à l'expansion de l'Internet ».
Conjointement à cette annonce, l'Internet Society a lancé un site Web à l'adresse www.internethalloffame.org qui présentera les membres et leurs contributions de façon permanente. Le site Web, qui comprend des photographies et biographies des membres, comportera une série de reportages exclusifs rédigés par Wired. De multiples membres seront mis en avant chaque mois dans le cadre d'entretiens sous la forme de questions/réponses. Le premier entretien présentera le pionnier du Panthéon de l'Internet Vint Cerf.

À propos du Panthéon de l'Internet

Le Panthéon de l'Internet (« Internet Hall of Fame ») est un programme annuel de remise de prix mis en place par l'Internet Society afin de reconnaître publiquement un groupe prestigieux et restreint de leaders et sommités ayant apporté d'importantes contributions au développement et à l'avancement de l'Internet mondial. De plus amples informations au sujet du programme sont disponibles sur www.internethalloffame.org.

À propos de l'Internet Society

L'Internet Society est la source de confiance indépendante d'informations sur l'Internet et le leadership éclairé du monde entier. Avec sa vision de principe et sa base technologique substantielle, l'Internet Society promeut le dialogue ouvert sur les politiques, la technologie et le développement futur de l'Internet auprès des utilisateurs, des entreprises, des gouvernements et d'autres organisations. Travaillant conjointement avec ses membres et sections à travers le monde, l'Internet Society permet l'évolution et la croissance continues de l'Internet au bénéfice de tous. Pour de plus amples informations, rendez-vous sur le site : http://www.internetsociety.org

Source : BusinessWire.com

lundi 23 avril 2012

Fascination informatique

Pendant une semaine d'étude, des jeunes débrouillards âgés de 16 à 20 ans ont l'opportunité unique de prendre la température d'une haute école et d'élargir leurs connaissances dans le domaine de l'informatique.

En collaboration avec des universités et des hautes écoles spécialisées de toute la Suisse, la "Science appelle les jeunes" propose par le biais de la semaine d'étude «Fascination informatique» une manifestation extrêmement instructive, au cours de laquelle les participants découvrent leur penchant pour l'informatique ou approfondissent leurs connaissances et les développent. Ils bénéficient en l'occurrence des compétences de spécialistes, qui se tiennent à leurs côtés pendant une semaine pour les conseiller et assurent un encadrement intensif. Par ailleurs, les jeunes apprennent en outre à faire la connaissance de personnes venues de toute la Suisse qui partagent leurs centres d'intérêt, et il n'est pas rare qu'une semaine d'étude passée à la "Science appelle les jeunes" fasse mûrir leur projet professionnel.

Déroulement : du 9 jusqu’au 15 septembre 2012

Pour en savoir plus et s'inscrire : http://fr.sjf.ch/index.cfm?sef=1,728,2,140,150,1,1

****** La date limite d’inscription : le 19 août 2012 ******

jeudi 19 avril 2012

Un parfait générateur de nombres aléatoires grâce au vide quantique

Des chercheurs australiens ont réussi à développer un générateur de nombres aléatoires qui est fondé sur l'écoute d'une région vide de l'espace grâce à des capteurs de lumière extrêmement sensibles. Pendant longtemps, on a pensé que le vide était rempli d'une substance assez mystérieuse qui permettait le mouvement : l'« éther ». Ensuite, avec la relativité qui pouvait se passer des propriétés de cette substance, le vide est redevenu ... complètement vide.
La mécanique quantique a fini par « remplir » à nouveau le vide. C'est que des particules subatomiques naissent et disparaissent comme par enchantement : pour faire simple, écrivons-le en onomatopées, « Pop » « Pschuitt ». Ces particules virtuelles génèrent un bruit aléatoire omniprésent. C'est même un effet gênant pour améliorer la performance des communications par fibres optiques, par radio ou pour les ordinateurs.
Jusqu'à présent, ce bruit parasite était donc combattu, mais pour générer quelque chose d'aléatoire, c'est idéal ! Il faut comprendre que générer des nombres purement aléatoires est des plus utiles pour nos technologies de l'information, les prédictions concernant le climat, le contrôle des flux aériens, les jeux vidéos, le cryptage de données, etc.
Jusqu'alors, les générateurs de nombres aléatoires sont fondés sur des algorithmes. C'est le cas de votre calculatrice. Cela malheureusement fournit en réalité des données reproductibles. On « brouille les cartes » en se fondant sur des processus aléatoires comme le rayonnement radioactif ou le chaos dans les circuits électroniques (c'est d'ailleurs le principe utilisé dans les jeux de hasard sur télévision dans les bars), mais ce n'est toujours pas du hasard pur.
Le « bruit du vide » est en réalité une des sources ultimes du hasard ; son aspect non reproductible est 100 % certifié par la théorie quantique. Si vous téléchargez un nombre sur ce site, vous avez la certitude qu'il sera réellement aléatoire...

Source : Sur-la-Toile, ScienceDaily.com