Le cyberblog du coyote

 

Extra

Editorial

Ce blog a pour objectif principal d'augmenter la culture informatique de mes élèves. Il a aussi pour ambition de refléter l'actualité technologique dans ce domaine.

jeudi 21 février 2013

L'ordinateur qui ne plante jamais

Voici l'invention qui révolutionne le principe de l'ordinateur. Les chercheurs anglais de l'UCL (University College of London) ont trouvé comment faire de l'ordinateur une machine qui se répare toute seule. Cette technologie a été nommée « ordinateur systémique » et est capable de faire tenir bon un système pourtant dans un état critique. L'application directe peut être pour des drones qui se reprogramment afin de tenir bon après des dégâts au combat ou d'aider à mieux simuler le fonctionnement du cerveau.
Les ordinateurs que vous utilisez actuellement n'imitent que très mal le fonctionnement d'un cerveau avec son réseau de neurones. Les ordres sont en effet traités séquentiellement (un ordre après l'autre). Dans le cerveau, les processus sont distribués, décentralisés et probabilistes. Ils sont aussi très tolérants aux défauts et capables de se réparer seuls. Aucun ordinateur n'en était capable.
Nos ordinateurs actuels suivent une liste d'instructions : une instruction est prise au sein de la mémoire, puis exécutée et le résultat revient dans la mémoire. Ce processus se répète ensuite sous le contrôle d'un programme de comptage. Il est très bon pour manipuler des nombres, mais ce n'est pas adapté pour une activité multitâche. Même si vous avez l'impression en ce moment même que votre ordinateur s'occupe de plein de programmes à la fois, ce n'est qu'un leurre : il concentre son attention sur chaque programme, un par un.
L'ordinateur créé au sein de l'UCL, lui, relie les instructions sur ce qu'il faut en faire ensuite. Un exemple est qu'on relie la température extérieure avec l'action à réaliser s'il fait trop chaud et on divise les résultats en ensembles d'entités digitales nommées « systèmes ». À chaque système est allouée une mémoire qui contient des données contextuelles ; cela signifie que ces données peuvent interagir uniquement avec d'autres systèmes similaires. Il n'y a pas de programme de comptage et les systèmes sont exécutés par un générateur pseudoaléatoire pour imiter le fonctionnement de la Nature. Les systèmes vont donc réaliser leurs instructions de manière simultanée et aucun système n'est privilégié aux dépens d'un autre. C'est donc du calcul parallèle qui s'opère de manière aléatoire.
L'ordinateur systémique contient des copies multiples des instructions qui sont distribuées sur différents systèmes. Ainsi, si un système devient corrompu, l'ordinateur peut avoir accès à une autre copie intacte pour réparer son propre code. Lorsque votre ordinateur plante parce qu'il ne peut avoir accès à un bit de mémoire, l'ordinateur systémique, lui, continue sans mal, car chaque système individuel possède sa propre mémoire.
On travaille actuellement à apprendre au programme de carrément écrire son propre code en réponse aux modifications de l'environnement.

Source : Sur-la-Toile

mercredi 20 février 2013

Des robots remplaceront-ils bientôt les médecins ?

Serons-nous bientôt soignés par des machines ? Deux informaticiens américains ont développé un robot nettement plus fort que les médecins pour diagnostiquer les maladies et proposer le traitement adéquat. L’intelligence artificielle fait un nouveau pas en avant.

Lire l'article sur Futura-Sciences

dimanche 17 février 2013

Etes-vous assez intelligent pour travailler chez Google ?

En tête du Top 50 des employeurs les plus attractifs au monde, Google est vue comme l'entreprise idéale par bon nombre de jeunes candidats et ingénieurs, pour son environnement de travail "détendu et créatif, son ambiance internationale et ses produits innovants." Mais intégrer ce petit paradis professionnel n'est pas à la portée de tous. On compte 1 seul sélectionné pour 130 candidats. En témoigne l'ouvrage de William Poundstone récemment traduit en français : "Êtes-vous assez intelligent pour travailler chez Google ? ", qui recense tout un tas de questions et problèmes mathématiques posés aux candidats lors d'entretiens d'embauche chez Google mais aussi chez Apple ou Microsoft...

Un florilège d'étranges questions

Des questions de plus en plus ardues au fil des années voire carrément délirantes selon l'auteur, qui explique ce phénomène par la crise. Les entreprises, se retrouvant devant un grand nombre de candidats très qualifiés, finissent par adopter des procédures de sélection parfois invasives... Ainsi William Poudstone identifie plusieurs types de questions, certaines assez classiques et d'autres parfois inattendues.

  • D'abord il y a les questions "comportementales" plutôt clichées du type : "Quel est le plus grand échec de votre vie ?" ou "Parlez-moi d'une situation où vous ne pouviez absolument pas vous entendre avec un membre de l'équipe".
  • Puis il y a les questions relatives à l'entreprise : "Comment décririez-vous Whole Foods à une personne de passage venant d'un autre pays ?" ou "Quels défis Starbucks devra-t-il relever dans les dix prochaines années ?"
  • Ensuite, cela se corse avec les épreuves pratiques, les "work sampling", qui visent à permettre aux candidats de faire une démonstration de leur savoir-faire... Les juristes devront rédiger un contrat, les programmeurs écrire du code... Mais tout bon professionnel peut s'en sortir.
  • Mais Google a aussi son lot de questions classiques voire quasiment ésotériques qui ont fait sa réputation (réponses page 231 du livre) comme "Concevez un plan d'évacuation pour San Francisco", "Utilisez un langage de programmation pour décrire un poulet", "Si vous étiez un personnage de bd, qui seriez-vous et pourquoi ?" ou encore "Quelle est la plus belle équation que vous ayez jamais vue ?".
  • Enfin, il y a les questions ouvertes "qui mettent l'intelligence au défi", une spécialité de la firme de Mountain View. La marque la plus chère au monde (86 milliards de dollars) ne peut en effet pas se permettre de recruter n'importe qui et raffole des énigmes et problèmes logiques, physiques ou mathématiques... Exemple avec un recruteur qui écrit sur un tableau cette suite de nombres : 10, 9, 60, 90, 70, 66. La question est : quel est le nombre suivant dans cette suite ? Autre question :"Quand le vent souffle, est ce qu'un vol aller-retour en avion prend plus de temps, moins de temps ou le même temps ?" Plus difficile : "Vous rapetissez jusqu'à la taille d'une pièce de 5 cents et êtes projeté dans un mixeur. Votre masse est réduite, si bien que votre densité n'est pas modifiée. Les lames entre en action dans 60 secondes. Que faites-vous ?"

Un jeu qui en vaut la chandelle

Les recruteurs de Google "ne sont pas des gens chaleureux" rapporte une candidate à William Poundstone. Voire même "apathiques". Google cultive intentionnellement ce mystère en ne donnant pas d'indication aux candidats sur la validité de leurs réponses car bien souvent, il existe plusieurs réponses pour une seule question. Mais le jeu en vaut la chandelle. Une fois intégrés, les avantages sont plutôt délirants pour les employés. Le "projet 20%" permet par exemple aux ingénieurs de consacrer une journée par semaine au projet de leur choix. De ce temps libre sont nés Google News, Google Maps ou encore Google Voice. Sans compter d'autres très bons côtés comme les 5 mois de congé maternité avec 100% du salaire, 7 semaines de congé parental pour tous ses salariés, le buffet traiteur gratuit, le pressing sur site, les navettes avec connexion wifi, etc etc. De quoi vous faire oublier ce mauvais moment à passer qu'est l'entretien.
Avec cette bible, les processus de sélection de la Sillicon Valley n'auront plus de secret pour vous. Et si l'entretien tourne mal, que vous "séchez", William Poundstone vous donne quelques astuces. Car comme l'explique un recruteur Google : "l'objectif est de découvrir à quel moment les candidats sont à court d'idées." Pour être recruté, le plus tard est sans aucun doute le mieux !

Source : Blog-emploi.com

jeudi 14 février 2013

Le « roi sans tête » a un visage


Une barbe grise aux reflets roux. De doux yeux bleus. Le front ridé… Henri IV, le roi préféré des Français, l’inventeur de la poule au pot, ressemblait à un bon et attendrissant papy quand il a été assassiné par Ravaillac le 14 mai 1610. Un infographiste, Philippe Froesch, spécialisé dans la reconstitution faciale en trois dimensions, vient de ressusciter le visage royal. Il a travaillé à partir de la tête momifiée du monarque retrouvée en 2008 (*). Après un mois de travail sur des logiciels informatiques utilisant des modèles et équations mathématiques complexes, le visage de Henry IV est apparu, en chair et en os. « J ’ai tout d’abord étudié plus de 700 images scannées en noir et blanc du crâne. J’ai ainsi remarqué des os creusés par une musculature dense. Soit il riait beaucoup, soit il vivait sous tension », explique Philippe Froesch.

Cinq dents à sa mort

Cette image, que l’on peut aujourd’hui considérer comme la « photo officielle » du roi, est une première. « Des reconstitutions avaient déjà été réalisées auparavant, mais toutes à partir du masque mortuaire ou de tableaux. Cette-fois, le travail a été produit à partir de la tête momifiée. Le portrait est le plus rapprochant possible de la réalité », souligne le journaliste Stéphane Gabet qui, après une longue enquête, a retrouvé la tête royale. On sent sur le visage du monarque le poids des années. Atteindre 56 ans au XVIIe siècle devait être une performance. « A sa mort, il ne lui restait plus que cinq dents », précise Philippe Froesch. Difficile alors de le faire sourire sur la reconstitution…

Un test ADN avec le sang de Louis XVI

La présentation du portrait d’Henri IV conclut une aventure historique et scientifique incroyable. En 2008, le journaliste Stéphane Gabet se lance dans le pari fou de résoudre « l’énigme du roi sans tête ». Depuis 1793, à la suite de la profanation du tombeau royale de la Basilique de Saint-Denis, la tête d’Henri IV a disparu. C’est finalement au fond d’une armoire, chez un couple de passionnés d’histoire de Châteaudun (Eure-et-Loir), que la tête royale embaumée se cachait. Les travaux d’une équipe de 22 chercheurs, en 2010, et un test en 2012 comparant l’ADN du fond de la gorge d’Henri IV avec le sang de Louis XVI retrouvé sur un mouchoir, authentifieront le crâne.
Et maintenant ? La tête momifiée attend dans le coffre d’une banque son retour à la Basilique Saint-Denis, où le reste du corps du « Bon Roy » l’attend depuis 220 ans. Une demande de transfert soutenue par la « Société Henri IV » vient d’être déposée à l’Elysée.

(*) Henri IV, l’énigme du roi sans tête , par Stéphane Gabet et Philippe Charlier (librairie Vuibert).

Patrice BARRÈRE.

Source : Le Républicain Lorrain

samedi 26 janvier 2013

L’ADN, une molécule au service des maths

L'ADN est douée de propriétés étonnantes. Et aurait une capacité incomparable à résoudre, par des calculs en parallèle, certains problèmes de mathématiques combinatoires jugés difficiles sinon impossibles avec l'ordinateur classique). Il ne s’agit pas donc de bluff : en termes de chiffres, on parle de plus d’un millier de milliards de calculs simultanés. En tant que tel, un problème mathématique complexe qui aurait pris plusieurs millénaires peut être fait par l’ADN d’ordinateurs en quelques heures. Avec cette molécule, la vérification pas à pas de la conjecture de Goldbach, entamée par certaines universités il y a des années, aurait pris une sérieuse option. Aujourd’hui, ce casse-tête est vérifié jusqu’à la limite de 1018. Avec l’ADN, on serait certainement dans les méandres de l’infini. Retour sur les brins de promesses de l'ordinateur à ADN.

(Retour sur la Bio-informatique). Ce n’est ni plus ni moins que le code “ADN” qui est en train d’être testé pour servir de cerveau à des ordinateurs. Et ce n’est pas de la science fiction !
L’ADN, populairement représenté par une double hélice, représente le code de vie qui contrôle le devenir et les fonctions physiologiques de tout organisme vivant. La science tente depuis des années de développer une version manufacturée de l’ADN pour profiter de ses importantes capacités de stockage de l’information. Des chercheurs universitaires japonais ont annoncé la création de la première molécule d’ADN presque exclusivement constituée de composants artificiels. Selon eux, cette découverte pourrait déboucher sur des applications en thérapie génique ou en miniaturisation informatique. On manipule déjà l’ADN au sein de circuits électroniques très simples.
L’ADN est l’assemblage de quatre bases chimiques qui en constituent les briques et codent le métabolisme des protéines à l’œuvre dans la vie et le développement cellulaires. Mais à l’université de Toyama, Masahiko Inouye et ses collègues ont réussi à intégrer quatre bases entièrement nouvelles et artificiellement produites au réseau gluconique de la molécule d’ADN, obtenant une structure à double brin inhabituellement stable et ressemblant à l’ADN naturel, selon le communiqué des chercheurs.
Un système de calcul utilisant de l’ADN s’appuie sur des mécanismes de codage fondamentalement différents de ceux de l’ordinateur conventionnel : Dans nos machines classiques, c’est la manipulation de charges électriques portés par des électrons au sein de dispositifs de commutation électroniques (transistors) qui matérialise l’information codée sous une forme binaire. Avec les ordinateurs à base d’ADN, l’information est traduite en termes d’unités chimiques de l’ADN.

Un peu d’histoire

En 1994, Leonard Adleman a démontré la possibilité de construire de véritables bio-ordinateurs à ADN, bien adaptés pour résoudre, par des calculs en parallèle, certains problèmes difficiles de mathématiques combinatoires (très longs à traiter avec un ordinateur classique).
En 2002, J. Macdonald, D. Stefanovic et M. Stojanovic ont créé un calculateur à ADN capable de jouer au jeu du morpion contre un joueur humain. Le calculateur est constitué de neuf bacs correspondant aux neuf cases du jeu. Chaque bac contient un substrat et diverses combinaisons d’ADN enzymatique. Le substrat est lui-même constitué d’un brin d’ADN auquel on a greffé à une extrémité un groupe chimique fluorescent, et à l’autre un groupe répresseur. La fluorescence n’est active que si les molécules du substrat sont coupées en deux. Les ADN enzymatiques simulent des fonctions logiques. Par exemple, tel ADN se dépliera si l’on a introduit deux types particuliers de brin d’ADN, reproduisant la fonction logique ET.
Par défaut, le calculateur est supposé jouer en premier dans la case centrale. Le joueur humain possède en entrée huit différents types de brins d’ADN affectés à chacune des huit cases qu’il est susceptible de jouer. Pour indiquer qu’il coche la case n°i, le joueur humain déverse dans tous les bacs les brins correspondant à l’entrée n°i. Ces brins se lient à certains ADN enzymatiques présents dans les bacs, ce qui entraîne, dans l’un d’entre eux, la déformation de l’ADN enzymatique qui se lie au substrat et le découpe. Le bac correspondant devient alors fluorescent, indiquant quelle case joue le calculateur à ADN. Les divers ADN enzymatiques sont répartis dans les divers bacs de façon à assurer la victoire du calculateur à ADN contre le joueur humain.
Les ordinateurs à base de silicium sont depuis plus de 40 ans de plus en plus petites, complexes et rapides. Conformément à la loi de Moore, la taille du microprocesseur est réduite de moitié tous les dix-huit mois. Cependant, il y a une limite à cette course au plus petit, plus rapide et plus.

Remplacer les ordinateurs au silicium

Les Ordinateurs à ADN sont prometteurs parce qu’ils n’ont pas ces limites. Pour les fabricants de puces à base d'ADN, pas de problème d'approvisionnement de matières premières; comme l’ADN existe dans toutes les choses vivantes. D'où peu de frais. Deuxièmement, la fabrication de puces à ADN ne produit pas de sous-produits toxiques.
Encore, les ordinateurs à ADN seront beaucoup plus petits que les ordinateurs actuels. Une seule puce à ADN peut contenir toutes les informations jusque-là stockées sur tous les ordinateurs dans le monde. Un ADN ordinateur de la taille d’une goutte sera plus puissant que les plus puissants superordinateurs.
Une puce à ADN de la taille d’un jeton aura la capacité de réaliser 10 billions de calculs en parallèle à un moment donné ainsi que de tenir dix téraoctets de données. La capacité à exécuter des calculs parallèles, des milliers de milliards de calculs parallèles, c’est impossible pour nos ordinateurs actuels. En tant que tel, un problème mathématique complexe qui pourrait prendre avec nos ordinateurs des milliers d’années peut être fait par l'ordi à base l’ADN en quelques heures.
Des recherches montrent que les ordinateurs à base d’ADN sont capables de résoudre des équations mathématiques complexes et de stocker d’énormes quantités de données. Les ordinateurs biologiques cristallisent plusieurs espoirs parmi lesquels une puissance de traitement incomparable face à celle de nos ordinateurs actuels mais aussi des capacités de stockage infiniment plus importantes que celles de nos supports physiques.
Actuellement le temps de réponse des ordinateurs à ADN est encore très lent se comptant en heures, jours voire semaines selon les cas. Mais au-delà de cette longue attente, la capacité de l’ADN à traiter en parallèle une quantité très élevée de tâches pourrait en faire un atout intéressant dans le domaine scientifique. Reste que ce type de machine fonctionne grâce à des manipulations génétiques sur des organismes vivants, ce qui ne sera pas sans poser des problèmes d’éthique à certains égards.

Une synthèse de Sylvain Bangoura (Obamaths)
D'après un article de Futura-sciences

mercredi 23 janvier 2013

Les langages de programmation les plus populaires

Chaque mois, le site TIOBE publie un classement des langages de programmation, et génère un certain nombre de spéculations sur l’avenir des langages. L’occasion de faire le point de ce soi-disant indice de popularité et de passer en revue les alternatives.

Lire l'article sur 01Net Entreprises

dimanche 20 janvier 2013

Comment bien brasser les cartes ?

Les amateurs de jeux de cartes savent qu'il faut accorder beaucoup d'attention au brassage des cartes pour éviter la triche, mais qu'en est-il par exemple dans les jeux de poker en ligne ?
Les informaticiens se sont beaucoup cassé la tête sur le tri des données, mais relativement peu sur les problèmes de brassage, moins fréquents et apparemment plus simples. Mais comme disait M. Poisson : "il faut se méfier des appâts rances" ©...

Lire l'article sur le blog Pourquoi, comment, combien ?

dimanche 30 décembre 2012

Le Knowledge Graph de Google est disponible en Français

Lancé en mai dernier, le Knowledge Graph de Google est une gigantesque base de données de 500 millions d’objets dont le moteur de recherche se sert pour associer les mots clés avec des éléments réels, afin de livrer des réponses plus pertinentes. D’abord disponible uniquement en anglais, ce service est désormais activé en français.

Puissant par sa taille (30.000 milliards d’URL uniques indexées), Google veut aussi l’être en se montrant toujours plus pertinent. Être capable de livrer des informations essentielles concernant un lieu, un monument, une ville, une personne célèbre, une œuvre, sans que l’internaute ait à cliquer sur des dizaines de liens dans les résultats de recherche, voilà ce que Google a cherché à faire avec son Knowledge Graph, à l'instar des fonctionnalités de Wolfram Alpha. Sous cette appellation se cache une nouvelle technologie de recherche, introduite en mai dernier aux États-Unis, et désormais disponible en français.
Le Knowledge Graph se matérialise par un nouveau panneau qui apparaît sur le côté droit d’une page de résultats lorsque la requête correspond à une « entité » avec laquelle le moteur de recherche a établi un lien. Tapez par exemple le nom du président de la République François Hollande et vous obtiendrez une fiche de synthèse indiquant ses date et lieu de naissance, sa taille, le nom de ses enfants, celui de sa conjointe, le tout accompagné d’une série de photos.

Plus de 500 millions d’objets pour le Knowledge Graph

« Le Knowledge Graph, c’est la définition d’entités et non plus de chaînes de caractères », a expliqué à Futura-Sciences un représentant de Google France. Ces « entités » sont en fait une gigantesque base de données de 500 millions d’objets (monuments, personnalités, villes, formations sportives, films, etc.) entre lesquels le Knowledge Graph a tissé plus de 3,5 milliards de faits et de relations. Ainsi, lorsque l’on tape « Tour Eiffel » dans Google, le moteur ne reconnaît pas simplement deux mots, mais une entité à laquelle il associe des attributs comme sa taille, sa date de construction, le lieu où elle se trouve, le nom de son concepteur…
Le Knowledge Graph peut aussi saisir qu’une requête peut recouvrir plusieurs réalités. « Taj Mahal » peut faire référence au célèbre mausolée indien ou bien au musicien de blues éponyme. Dans ce cas, il propose à l’internaute des résultats prenant en compte ces nuances pour lui permettent d’ajuster sa recherche en un clic. « Vos résultats sont plus pertinents, parce que nous comprenons ce que sont ces entités, avec les nuances de signification que cela implique, de la même façon que vous », explique dans un billet de blog Amit Singhal, vice-président chez Google.

L'internaute peut contribuer au Knowledge Graph

Adapter le Knowledge Graph à la langue de Molière a nécessité un « important travail d’ingénierie », nous a-t-on expliqué, afin d’associer la chaîne de caractères en français aux bonnes entités. De plus, les internautes peuvent contribuer à améliorer le système en signalant une erreur éventuelle dans une fiche de synthèse. Pour cela, il suffit de cliquer sur le lien « Signaler un problème » au bas du panneau.
Aussi puissant soit-il, le Knowledge Graph « n’est qu’un début », nous a assuré le représentant de Google France. « Cinq cents millions d’entités, c’est encore peu. Nous allons augmenter ce nombre et établir encore plus de relations entre les entités. » Mais jusqu’où veut aller Google ? La réponse d’Amit Singhal ne laisse aucun doute sur les ambitions du géant américain. « Nous sommes fiers, au travers du Knowledge Graph, de faire notre premier (tout petit) pas vers une recherche plus intelligente et plus proche de [quelque chose comme] l’ordinateur de Star Trek que j’ai toujours rêvé de construire. » Il reste encore beaucoup de chemin à parcourir pour que la réalité rejoigne la fiction…

Source : Futura-Sciences

samedi 29 décembre 2012

Tri de grenouille


Source : Les céréales du dimanche matin

samedi 15 décembre 2012

Kenshiro, ce robot humanoïde qui nous ressemble vraiment !

Un nouvel humanoïde, Kenshiro, pourrait profondément marquer les passionnés de robotique. En effet, son fonctionnement et ses formes ont directement été inspirés par l’Homme ! Ses os d’aluminium sont par exemple mis en action par des muscles… à poulies.
Les robots humanoïdes sont particulièrement complexes et coûteux à développer. Leur mode de locomotion bipède leur impose de maintenir activement leur équilibre. Pour compliquer les choses, leur surface de contact au sol est relativement réduite. De grandes avancées sont régulièrement faites dans ce domaine de la robotique. Cependant, de nombreux modèles, à l’image du célèbre Asimo, sont encore loin de nous ressembler, peut-être parce qu’ils ne sont pas bio-inspirés...
Depuis de nombreuses années, des chercheurs du Johou Systems Kougaku Laboratory (JSK) de l’université de Tokyo menés par Yuto Nakanishi tentent justement de construire des robots faits d’os et de muscles. Leur dernière création, Kenshiro, a été dévoilée durant la conférence internationale sur les robots humanoïdes qui vient de se terminer à Osaka (Japon). Elle est saisissante !


Kenshiro, le dernier robot humanoïde créé par le Johou Systems Kougaku Laboratory. Cette vidéo présente d'abord différents tests de mobilité réalisés sur une épaule du robot (shoulder), une jambe (leg) puis la colonne vertébrale (spine), avant que l'ensemble ne prenne forme... humaine. © spectrummag, Youtube

Kenshiro, le robot ressemblant le plus à l’Homme

Kenshiro est doté d’un squelette complet (y compris une cage thoracique présentant une certaine mobilité) composé d’os en aluminium. Un soin tout particulier a été apporté aux articulations. Pour preuve, les genoux disposent d’une rotule mobile se déplaçant au rythme des mouvements de flexion et d’extension des jambes. Par ailleurs, les os métalliques, à l’image du pelvis, sont similaires en forme à ceux des humains. Résultat, Kenshiro possède en tout 64 degrés de liberté (sans prendre les mains en considération). Le cou et chaque bras présentent par exemple chacun 13 possibilités de mouvement dans l’espace, contre 7 pour les jambes et 11 pour la colonne vertébrale.
Près de 160 muscles artificiels mettent tous ces os en mouvement, dont 50 dans les jambes, 70 sur le tronc, 12 au niveau des épaules et enfin 22 dans le cou. Ils se composent chacun d’un mécanisme plat composé d’une corde, de poulies et d’un seul moteur. Leur positionnement et leur fonctionnement permettent de reproduire fidèlement les couples musculaires et les vitesses angulaires observés chez l’Homme (entre 70° et 100° par seconde pour ces dernières), ou plutôt chez un garçon japonais âgé de 12 ans, puisqu’il s’agit du modèle pris par le laboratoire. Au final, ce système musculaire permettrait à Kenshiro d’être 5 fois plus puissant que son prédécesseur, Kenzoh.
Le nouvel humanoïde du JSK mesure 158 cm de haut pour un poids total de 50 kg. Il est ainsi deux fois plus léger que son prédécesseur et ses mensurations sont semblables à celle des humains. Les chercheurs sont allés jusqu’à respecter l’équilibre des masses dans le corps. Chez un garçon de 55 kg, chaque cuisse pèse environ 5 kg, contre 2,5 kg pour un mollet. Le nouveau robot musculo-squelettique possède quant à lui des cuisses de 4 kg ainsi que des mollets de 2,76 kg. Au final, Kenshiro correspondrait à l’humanoïde actuel ressemblant le plus, du point de vue des formes, à un Homme.

Source : Futura-Sciences

lundi 10 décembre 2012

Ada Lovelace

Ada Lovelace aurait eu aujourd’hui 197 ans, cette jeune femme est considérée comme l’une des pionnières de l’informatique puisqu’elle est la première programmatrice du monde. La passion pour les mathématiques l’a conduira auprès de Charles Babbage.
Ada Lovelace était passionnée par les mathématiques grâce à sa mère. Son éducation tourne donc autour des sciences et sera amenée à rencontrer Mary Sommerville. Cette dernière l’invite à continuer son apprentissage et lui présente en 1833 Charles Babbage. Grâce à lui, Ada sera mondialement connue pour son ouvrage destiné à la machine analytique de Babbage. Après avoir mis sa passion entre parenthèses pour fonder une famille, elle décide de lire un article consacré à cette machine. La jeune femme, qui parle assez bien le français doit le traduire en anglais pour le journal Scientific Memoirs. Après avoir fait quelques écritures, Charles Wheastone lui propose de présenter son propre mémoire sur cette machine. Ada Lovelace consacre donc tout son temps à l’écriture de ce dossier.

Une pionnière de l’informatique

Grâce à la collaboration de Babbage, Ada Lovelace rédige sept notes qui suscitent l’admiration de son entourage. Charles Babbage va alors annoter son travail de la lettre A à G. Cette dernière devient même historique notamment pour le domaine de l’informatique. Ada Lovelace proposait à l’époque un algorithme très élaboré écrit avec les nombres de Bernoulli. À cet instant, la jeune femme vient de proposer le premier programme informatique. Au fil de son travail, elle est reconnue notamment pour les notes qui accompagnent des illustrations « La machine pourrait composer de manière scientifique et élaborée des morceaux de musique de n’importe quelle longueur ou degré de complexité ». La reconnaissance, elle l’obtiendra après sa mort. Elle succombe le 27 novembre 1852 à la suite d’un cancer de l’utérus.

Un Doodle Ada Lovelace

Ada Lovelace refait son apparition dans un des programmes du Ministère de la Défense américain. Jack Copper du Naval Material Command décide donc en juillet 1978 de rebaptiser le programme en l’appelant Langage Ada. À partir de cet instant, son travail est examiné et elle est considérée comme la première programmatrice de toute l’histoire de l’informatique. Le portrait d’Ada Lovelace est également à l’intérieur de l’hologramme d’authentification des programmes de la firme de Redmond. Aujourd’hui, c’est Google qui a décidé de lui rendre hommage en proposant un Doodle à son effigie. Au fil des lettres du mot Google, vous pouvez constater le cheminement de l’informatique pour arriver aux tablettes et ordinateurs qui inondent aujourd’hui le monde. La tablette représente également un piano, car le dessin illustre parfaitement l’une des annotations d’Ada Lovelace à propos de la machine de Babbage.


Source : Begeek.fr

vendredi 7 décembre 2012

Rançonner les internautes : l'attaque malware à la mode

Les éditeurs d’antivirus rapportent actuellement la montée en puissance d’une forme récente de malware, baptisée ransomware. Ces nuisibles bloquent totalement l’accès au système d’exploitation d’un ordinateur et réclament une somme conséquente pour libérer les données.
Symantec, Sophos, Avast!, McAfee… Tous les éditeurs de solutions de sécurité affirment qu’une menace provenant du Web se répand actuellement comme une traînée de poudre. Cette race spécifique de malware porte l’appellation de ransomware. Comme son nom le laisse supposer, il est bien question de rançon avec ces virus informatiques. Et l’otage, c’est l’ordinateur, avec les données qu’il contient.
Concrètement, l’utilisateur contamine sa machine en cliquant sur un des nombreux pièges tendus sur un site de streaming ou de téléchargement. Le nuisible s’introduit alors le plus souvent via les failles d’un composant Flash ou Java non mis à jour. L’autre voie de contamination privilégiée repose sur des pièces jointes ou des liens cliquables dans les mails. Ensuite, une séquence programmée, prend le contrôle à distance de l’ordinateur. L’accès à toutes les données de l’utilisateur est bloqué. Pour le reste, tout dépend de la déclinaison du ransomware.
Dans tous les cas, une page s’affiche sur toute la surface de l’écran avec les logos du FBI, de la police allemande ou française ou d’une autre autorité gouvernementale. Un message vous explique que vous êtes en infraction pour une multitude de motifs (images pédophiles, pornographie, violation de la législation sur les droits d’auteur). Parfois, pour intimider davantage, la webcam de l’ordinateur est déclenchée et l’utilisateur peut se voir sur la page.

Intimidation et fausses amendes avec les ransomwares

Pour débloquer la situation, une seule solution, affirme le message à l'écran : payer une amende salée sous 48 ou 72 heures sous peine de confiscation de la machine ou de suppression de toutes les données. La somme demandée est conséquente et il est demandé de la régler via un système de carte prépayée comme MoneyPak, Ukash ou Epay. Ces procédés souvent utilisés pour les sites de paris en ligne sont l’équivalent de certains mandats Cash et permettent de brouiller les pistes.
Si l’utilisateur règle cette rançon, le blocage ne disparaît pas pour autant. Dans le meilleur des cas, le message indique inlassablement que votre dossier est en cours de traitement, et que cela peut prendre plusieurs heures. De leur côté, les cybercriminels ont empoché la rançon, et restent quasiment intraçables.

Les ransomwares, des virus très lucratifs

Et comme les utilisateurs ont peur de perdre leurs données, cette menace fonctionne bien malgré son manque de crédibilité. D’après Symantec, 2,9 % des victimes sont prêtes à payer pour retrouver le contrôle de leur ordinateur. Et ceci malgré la rançon qui peut dépasser 400 dollars (de 50 à 100 euros en Europe). Ainsi, Symantec rapporte qu'un minuscule gang de cybercriminels est parvenu à contaminer 68.000 ordinateurs en un mois. Il aurait pu récupérer jusqu'à 400.000 dollars !
Jaromir Horejsi, un analyste du laboratoire d’Avast!, explique à Futura-Sciences que cette arnaque n’est pas une nouveauté. « Les premiers cas remontent à 2009. À l’origine, elle s’est développée dans les pays de l’Est avant de débarquer en Europe et aux États-Unis. » L’ingénieur précise qu’il existe 2 principaux types de ransomware. Le plus courant et le moins méchant fait partie de la famille baptisée Reveton. Une fenêtre vient masquer tout l’écran. Un pseudomessage officiel s’affiche alors. En coulisse, ces malwares modifient des clés de registre afin de se lancer automatiquement au démarrage de l’ordinateur. Le spécialiste explique que si c'est le cas, rien n'est perdu. « Lorsque le PC est infecté, il est souvent nécessaire de démarrer avec une clé USB ou un DVD pour nettoyer le registre ». Plus de peur que de mal donc...

MBRlock, le plus dangereux des ransomwares

En revanche, l’autre famille de ransomware, de type MBRlock, est beaucoup plus agressive. Le nuisible s’attaque directement au MBR (Master Boot Record) qui permet normalement d’amorcer le disque dur afin de démarrer. Il le remplace et met de côté l’original. À chaque allumage de l’ordinateur, MBRlock s'active au lieu du démarrage du système d’exploitation. Lui aussi affiche un message exigeant de payer au moins une vingtaine d’euros pour débloquer l’ordinateur. Cette façon de procéder provient essentiellement des pays russophones. L’argent doit être versé via un paiement par téléphone. Débloquer l'ordinateur est alors un peu plus compliqué, mais pas impossible. Il faut trouver un moyen de charger, via une clé USB ou un CD, un outil permettant de réécrire le MBR du système.
Quelle est la parade pour éviter ces nuisibles ? Jaromir Horejsi nous répond en rappelant qu’il faut appliquer les consignes habituelles de bon sens : « prendre son temps avant de cliquer accidentellement sur n’importe quoi et surtout mettre à jour l’ensemble des composants Flash et Java, ainsi que le système d’exploitation et la solution de sécurité ». Mais surtout, ne pas flancher sous la pression des cybercriminels, sous peine de tomber dans un piège encore plus grand.

Source : Futura-Sciences

lundi 26 novembre 2012

Witch, l’un des plus vieux ordinateurs du monde a redémarré

Au Royaume-Uni, le musée national de l’informatique de Bletchley Park a remis en service l’un des plus vieux ordinateurs du monde créé en 1949. Démantelé voilà des décennies, cet engin électromécanique, qui utilisait de curieuses lampes à gaz, a été restauré durant trois ans. Il fonctionne. Mais comptez une petite dizaine de secondes pour multiplier deux nombres...

C’est un ancêtre de l’informatique qui s’est réveillé après un sommeil de près de quarante ans. Il s’appelle le Witch, il pèse 2,5 tonnes, mesure 2 mètres de haut pour 6 mètres de largeur, consomme 1,5 kW d’électricité, et a été construit en 1949, ce qui en fait l’un des premiers ordinateurs du monde. Exposé au musée national de l’informatique de Bletchley Park (Royaume-Uni), ce mastodonte a été remis en marche la semaine dernière après trois ans de restauration.
À l’origine, la machine s’appelait le Dekatron d’Harwell. Elle a démarré pour la première fois en 1951 et faisait partie de la douzaine d’ordinateurs de la planète. Entre 1952 et 1957, le Dekatron était exploité pour la recherche fondamentale sur le nucléaire au centre de recherche atomique d’Harwell. Il a ensuite été cédé à l’université de Wolverhampton où il a troqué son nom pour Wolverhampton Instrument for Teaching Computing from Harwell (Witch). Il servait alors à enseigner l’informatique aux étudiants. Entre 1973 et 1997, il a été entreposé dans un musée de Birmingham, pour enfin tomber dans l’oubli, démantelé dans un entrepôt. Le Witch a été redécouvert en 2009. Depuis, il a été restauré pour retrouver son panache originel.


Dans cette séquence vidéo, le Dekatron d’Harwell (alias le Witch) redémarre 39 ans après son arrêt. On peut voir clignoter les tubes à gaz qui mémorisent temporairement les données. La machine comportait également 480 relais et 7.073 circuits électromécaniques. © The National Museum of Computing

Le Dekatron aussi rapide que les humains, mais plus endurant

Pour fonctionner, le Dekatron (alias le Witch) ingurgitait les données dans sa mémoire vive à partir de bandes perforées. Cette mémoire employait des relais pour effectuer des calculs. À la sortie, les résultats étaient imprimés sur une machine à écrire électromécanique ou mémorisés en perforant des bandes.
Conçu avant l’arrivée des premiers transistors, le Witch utilise 828 tubes à gaz Dekatron pour stocker les données et charger les programmes. Aussi appelé tube compteur décimal, ce type de tube électronique était alors utilisé comme compteur pour les machines à calculer, et en particulier dans le nucléaire, comme compteur de particules. Avec ces Dekatron, les traitements sont réalisés en décimal, et non pas en binaire comme les ordinateurs purement électroniques qui ont suivi.
Witch n'était pas véloce : il avait besoin de 5 à 10 secondes pour multiplier deux nombres. Très lent donc, mais endurant. Il avait été conçu pour remédier aux carences de l’être humain, qui n’est pas capable de réaliser des calculs 24 heures durant. Autonome et fiable, il pouvait ainsi rester des jours entiers en fonctionnement sans aucune intervention. Jack Howlett (1912-1999), un des pionniers de l’informatique qui a utilisé le Witch dans les années 1950, racontait qu’il se rappelait de vacances de fin d’année durant lesquelles la machine avait avalé et traité des kilomètres de données en toute autonomie durant dix jours et ce sans aucun souci.

Source : Futura-Sciences

vendredi 23 novembre 2012

100'000 Stars : naviguer dans la Voie lactée depuis un ordinateur

Un site Web, proposé par Google en partenariat avec l’Esa et la Nasa, offre de naviguer dans la banlieue du Système solaire et de visualiser notre galaxie, la Voie lactée. Un joli voyage…
Après la Terre et ses océans, Google propose une escapade dans les étoiles. L'ambitieux projet 100,000 Stars propose en effet de naviguer au sein de la Voie lactée et de ses milliards d'étoiles. Le projet a été monté en partenariat avec la Nasa et l’Esa. Cette plateforme Web en 3D fonctionne sur tous les navigateurs compatibles avec les technologies WebGL, CSS 3D et Web Audio.
Sur le site Web, l’interface permet de visualiser les étoiles voisines de notre Soleil et fournit des informations sur chacune d’elles. Il suffit de cliquer sur leurs noms, mais il faut réviser son anglais car la version francophone se fait attendre. Un peu à la manière de Google Maps, il est possible de zoomer ou dézoomer et des mouvements de la souris simulent des déplacements dans les trois dimensions.


Un voyage parmi les étoiles de la Voie lactée, tel qu’on peut le faire avec l’application elle-même, en pilotant à la souris. © Google, YouTube

Promenade en banlieue du Soleil

Au faible grossissement, par exemple, on s’offre un panorama de la Galaxie entière, que l’on peut faire pivoter dans tous les sens. En grossissant, quel que soit le point de départ, on zoome sur la banlieue du Soleil puis sur notre propre système planétaire. En haut à gauche, un bouton lance une balade toute prête et un autre transforme l’image de chaque étoile en un carré coloré dont la teinte indique la température de surface de l’astre.
De quoi admirer la forme de notre galaxie et visiter notre banlieue, où se pressent de nombreuses étoiles que l’on s’amusera ensuite à repérer sur la voûte céleste, comme Sirius ou Altaïr.

lundi 19 novembre 2012

ownCloud

Comme son nom l'indique, ownCloud permet de se créer son propre nuage sur son serveur pour sauvegarder ses fichiers et pouvoir les consulter, les sauver et les récupérer via son navigateur préféré. Trés simple d'installation et d'utilisation. Gratuit.

dimanche 18 novembre 2012

Supercalculateurs : les États-Unis N°1 avec le Cray XK7 Titan

Le deuxième classement annuel Top 500 des supercalculateurs les plus puissants du moment voit les États-Unis maintenir leur domination avec le Cray XK7 Titan et ses 17,59 pétaflops de puissance de calcul. Basé au laboratoire national d’Oak Ridge, Titan servira notamment aux recherches sur les propriétés magnétiques des matériaux, la combustion du carburant, le nucléaire et le climat.
L'année 2012 aura vu la domination totale des États-Unis en matière de supercalculateurs. Après avoir repris la première place du classement Top 500 en juin dernier avec le système BlueGene/Q Sequoia d’IBM, ils la conservent avec un autre supercalculateur, le XK7 Titan de Cray. Selon le dernier classement Top 500 de novembre, Titan est le nouveau numéro un avec une puissance de calcul de 17,59 pétaflops (c'est-à-dire 17,59 millions de milliards de flops, floating-point operations per second, opérations en virgule flottante par seconde) mesurée avec le Benchmark Linpack. Ce monstre de puissance embarque 299.008 processeurs AMD Opteron dotés de 16 cœurs chacun combinés avec 18.688 processeurs graphiques NVidia Tesla K20. Cette architecture hybride permet de surmonter les limites inhérentes à la puissance et l’espace physique nécessaire pour déployer une telle installation.
La consommation d’énergie est l’autre facteur qui conditionne l’évolution des supercalculateurs. « Ajouter des centaines de milliers de cœurs de calcul a ses limites, pour une raison principale, qui est que les processeurs sont rapides mais gourmands en énergie. Pour que les supercalculateurs puissent évoluer du pétaoctet vers la classe exascale [avec une une puissance d'au moins un exaflops, NDLR], ils doivent devenir plus économes en énergie », explique le laboratoire national d’Oak Ridge (Tennessee) où est installé Titan. Et d’ajouter : « Parce qu’ils gèrent des centaines de calculs simultanément, les processeurs graphiques (Graphic Processing Unit ou GPU) peuvent en traiter beaucoup plus que les processeurs centraux sur un temps donné ». Résultat, Titan est en deuxième position au classement du meilleur rapport puissance/consommation avec 2.450 mégaflops/watt.
Comme c’est généralement le cas avec les supercalculateurs, le laboratoire d’Oak Ridge compte se servir de Titan pour mener des simulations de grande ampleur dans plusieurs domaines scientifiques comme les propriétés magnétiques des matériaux afin de faire avancer les travaux sur les futurs moteurs électriques, la combustion du carburant pour améliorer le rendement des moteurs à explosion, le nucléaire avec pour objectif de prolonger la durée de vie des réacteurs, ou encore le climat.
Si l’on se penche sur le reste du classement Top 500, on constate que les États-Unis placent 5 supercalculateurs dans les 10 premières places (N°1, 2, 4, 7 et 10). Derrière, c’est le Japon qui fait meilleure figure avec le K conçu par Fujitsu. L’Allemagne place deux supercalculateurs dans le top 10 aux 5e et 6e rangs avec les Juqueen BlueGeneQ et le SuperMUC d’IBM. Ce dernier est pour l’instant le supercalculateur le plus puissant d’Europe et surtout le plus écologiste grâce à un système de refroidissement par eau qui permet d’économiser 40 % d’énergie. La France quant à elle a quitté le top 10, rétrogradée à la 11e place avec le Curie Thin nodes installé au CEA de Bruyères-le-Châtel.
Dans sa synthèse de présentation du classement, l’organisation Top 500 souligne que 23 supercalculateurs ont atteint ou dépassé le pétaflop, 4 ans et demi après le premier exemplaire à avoir franchi ce seuil. Les systèmes équipés de processeurs multicœur sont majoritaires avec 84,6 % des 500 supercalculateurs recensés équipés de puces à six cœurs ou plus. Intel équipe 76 % des systèmes suivi d’AMD (12 %) et d’IBM (10,6 %).

Source : Futura-Sciences

mardi 13 novembre 2012

Big Data

L'apparition du Big Data, autrement dit la gestion de données très volumineuses, bouleversent la manière de les traiter, et donc les métiers y afférant.
Les données sont le terreau de notre compréhension du monde. C'est sur elles que nous bâtissons des métriques pour évaluer rationnellement nos décisions, et donc les améliorer. L'apparition de données très volumineuses (Big Data) sera l'un des challenges des prochaines années, mais elle entraine aussi des bouleversements sur la manière de traiter ces données, et donc sur les métiers y afférant.

BOULEVERSEMENTS INFORMATIQUES

La chute vertigineuse du prix des systèmes de stockage de données et des plateformes de calcul ouvre des horizons encore peu explorés : ce qui coûtait des sommes folles il y a encore dix ans, est accessible pour quelques milliers d'euros aujourd'hui ; nous pouvons collecter et traiter des données gigantesques sur de nombreuses machines à faible coût.
Car c'est bien là l'enjeu majeur de cette nouvelle révolution numérique : l'exploitation de ces données volumineuses s'accompagne d'un coût de développement logiciel (et donc humain) bien supérieur. En effet, les logiciels scientifiques ne sont pas encore adaptés à ces nouveaux environnements de calcul ; il faut alors soi-même re-développer la logique d'exploitation du matériel informatique.
Par ailleurs, les outils de reporting doivent également être repensés. Pour mieux comprendre les données et évaluer les résultats de nos calculs, il devient nécessaire de développer de nouveaux outils de visualisation des résultats, par exemple au travers d'applications web dédiées au reporting.

BOULEVERSEMENTS MATHEMATIQUES

La compréhension scientifique d'un phénomène consiste souvent à déterminer l'effet quantitatif de différents facteurs sur celui-ci. C'est par exemple le cas en marketing, lorsque nous cherchons à comprendre l'effet du salaire sur l'attrait du consommateur pour un produit. Dans ce contexte, les modélisations proposées sont souvent simples (modèles linéaires) afin de permettre d'isoler et de quantifier l'effet d'une variable.
La complexité et la richesse des "Big Data" nous incitent cependant à abandonner le fantasme de comprendre le modèle mathématique sous-jacent. Celui-ci devient alors une boite noire, plus performante dans la prévision, mais qui ne permet plus d'isoler l'effet de chacune des variables. Ces nouveaux modèles mathématiques, plus complexes, font appel à des connaissances avancées.

CONNAISSANCES PLURI-DISCIPLINAIRES

Les nouveaux enjeux de l'analyse des données demandent donc à la fois des connaissances étendues en mathématiques, en informatique, et de l'expertise métier (connaissance des pratiques du secteur, etc), car avant de trouver les bonnes réponses, il faut se poser les bonnes questions. Ces nouveaux besoins pluri-disciplinaires enrichissent le travail de l'analyste mais restreignent sensiblement la quantité de personnes pouvant adresser ces questions.

Source : Le Monde

jeudi 8 novembre 2012

My Watermark

My watermark est un petit programme simple, portable, qui permet d'ajouter un filigrane à des images sélectionnées, ou à tout un dossier. Vous pouvez personnaliser la taille, la position du filigrane, choisir une police personnalisée et sa couleur. Les images ainsi traitées peuvent être enregistrées avec un "_wm" ajouté au nom de fichier ou copié dans un sous-dossier pour ne pas écraser les originaux...

OS: Windows XP/Vista/7/8 (32/64-bit)
Taille: 89 Ko
Langue: Anglais
Prix: Gratuit

samedi 3 novembre 2012

Explorer un Data Center de Google

jeudi 1 novembre 2012

La pénible mort des données

Alors comme ça vous voulez enlever vos photos de biture de Facebook ou donner votre vieil ordi à votre maman sans les traces de vos visites à des sites olé-olé ? Pas simple de détruire des informations alors que le rôle des mémoires informatiques est précisément de les conserver.

Lire la suite sur le blog du Dr Goulu Pourquoi, comment, combien.